jeudi 6 juillet 2017

A lire sur mes deux autres blogs

Sur mon blog consacré aux écrivains belges :






Sur mon blog consacré à la famille royale belge :



Les missions économiques de la princesse Astrid :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/06/les-missions-economiques-de-la.html

Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2017 :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/06/prix-international-roi-baudouin-pour-le.html

Activités royales en juin 2017 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/07/activites-royales-en-juin-2017.html

Avec ces 10 articles à (re)lire,  c'est l'occasion pour moi de prendre ma pause estivale, de partir quelques jours en vacances, de passer du temps avec mes proches et de préparer de nouveaux articles pour mes blogs. Je vous souhaite un bel été et, avec un peu d'avance, une bonne fête nationale. Je vous retrouve en août. Merci pour votre fidélité et à bientôt.

lundi 3 juillet 2017

Interview de l'humoriste Jérôme de Warzée

Pour (r)écouter ses sketchs :   youtube.com/user/jeromedewarzee

L'humoriste belge Jérôme de Warzée a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"On peut dire que cette saison 2 du "Grand Cactus" (RTBF) a été très réussie?
- Oui, on peut dire qu'on a fait une bonne saison. On a confirmé le bien qu'on disait de nous lors de la première saison. Thierry Luthers me disait l'autre jour qu'il avait l'habitude que les gens qui le croisent lui parlent de foot. Et que maintenant, ils lui parlent du "Grand Cactus". Et de ça, je suis fier : qu'on soit arrivé avec cette émission à toucher toutes les couches de la population. Mais il y a des gens qui ne nous aiment pas ; il faut toujours véhiculer un socle de mécontents!

- On peut parler d'une bande à de Warzée quand on évoque tous les gens qui participent au "Grand Cactus"?
- Forcément, il y a des comédiens avec lesquels on se connaît depuis des années. Il y a les auteurs aussi, les gens de la RTBF. Je dirais plus, même si c'est un peu fort, que c'est une communion. Tout ça, en fait, c'est un miracle. C'est assez rare de voir dans une émission télé que tout le monde est content de venir travailler. Il n'y a jamais eu aucun problème.

- Les équipes resteront-elles les mêmes pour la troisième saison en septembre?
- Oui. On va déjà commencer à bosser dessus. On organise des petits castings pour trouver d'autres coauteurs, afin qu'on en ait un peu plus.

- Vous êtes monté sur scène en juin avec un autre humoriste belge, votre ami André Lamy?
- Le but avec André est de mettre la lumière sur le Koek's Théâtre, pas sur nous. Ca fait un peu les deux vieilles racailles (il y a bien les vieilles canailles!). La première fois que je suis allé voir un one-man-show, c'était celui d'André. Et 30 ans plus tard, je me retrouve sur scène avec lui. Comme deux grands gamins!

- Pas de rivalité entre vous alors que vous êtes en concurrence chaque matin en radio :  vous sur Vivacité et André Lamy sur Bel RTL?
- Non. Nous, les chiffres, ça ne nous intéresse pas plus que ça. Nos séquences sont diffusées en même temps et on ne peut pas dire que l'un bouffe l'autre. Mais on se réécoute après pour voir l'angle que l'autre a pris sur tel ou tel sujet.

- Fabian Le Castel et Kody ont été approchés par la France, notamment par Cyril Hanouna. On vous fait aussi des propositions?
- Non. Il faut dire que je suis hors du circuit et que je n'ai plus joué à Paris depuis cinq ans. J'ai eu deux ou trois touches avec des radios françaises, mais c'est compliqué. Je ne veux pas lâcher la proie pour l'ombre, même s'il faudra un jour que je sorte de ma zone de confort".

jeudi 29 juin 2017

Le monde culturel à Laeken

            

En ce mois de juin, le Roi et la Reine ont déjeuné au château de Laeken avec dix personnalités belges du monde culturel :

- Laurent Busine, directeur honoraire du Musée d'Art Contemporain du Grand-Hornu
- Sidi Larbi Cherkaoui, directeur du Koninklijk Ballet van Vlaanderen
- Chris Dercon, intendant de la Volksbühne Berlin
- An Veronica Janssens, artiste
- François Schuiten, dessinateur dont je vous avais déjà parlé lorsqu'il avait réalisé la scénographie du nouveau musée du train à Schaerbeek (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2015/10/le-nouveau-musee-du-train-schaerbeek.html)
- Jan Raes, directeur du Koninklijk Concertgebouw Amsterdam
- Jaco Van Dormael, cinéaste dont je vous ai déjà parlé (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2015/09/sortie-du-nouveau-film-de-jaco-van.html)
- Serge Rangoni, directeur du Théâtre de Liège
- Ivo Van Hove, directeur du Toneelgroep Amsterdam
- David Van Reybrouck, écrivain dont je vous ai déjà parlé (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2017/06/actualite-de-david-van-reybrouck.html)

Bonne idée des souverains de mettre à l'honneur ces dix personnalités culturelles qui font rayonner notre pays à l'étranger!

jeudi 22 juin 2017

Le Fiertel à Renaix

Le dimanche suivant la Pentecôte (c'était donc le 11 juin cette année), la châsse de Saint-Hermès est portée le long d'un parcours de 32,6km autour de Renaix (province de Flandre Orientale). Quelle est son origine?  Au Moyen Age, des malades mentaux, originaires des quatre coins du pays, allaient invoquer la clémence de leur saint patron Hermès afin d'obtenir la guérison. Pour cela, il fallait qu'ils se soumettent à des efforts physiques et à un recueillement religieux. C'est ainsi qu'est né le "Fiertel" (www.fiertel.be), un parcours annuel de 32,6km sur lequel est portée la châsse de Saint-Hermès. Tous ceux qui se trouvent dans ce cercle sont protégés des maladies mentales et autres malheurs. Chaque année, plus de 5.000 Renaisiens et sympathisants participent au Fiertel.

Le samedi, à 12h, neuf coups de canon annoncent le début de la neuvaine à Saint-Hermès et des fêtes communales. A 15h, les membres de la Royale Antique Gilde Saint-Hermès sont accueillis chez le doyen 't Joen. A 17h, la messe solennelle ouvre la neuvaine au saint patron de la ville.  Le lendemain, l'Harmonie Communale se rendra à l'hôtel de ville pour joindre en cortège la collégiale pour l'office de 7h célébré par l'évêque de Gand et les membres du clergé renaisien. A l'issue de la célébration, le doyen cède, à la demande du bourgmestre, la châsse aux bons soins des porteurs pour le "Grand Tour". Chaque arrêt le long de ce parcours de 32,6km a une signification religieuse ou historique. Le périple se situe à cheval sur les provinces de Flandre Orientale et du Hainaut. A Wattripont a lieu la rencontre entre le bourgmestre et le prince de Béthune, rappelant la remise autrefois de la charte de la liberté par le comte de Béthune aux Renaisiens. Un cortège allégorique et historique sillonne le centre-ville de Renaix à partir de 17h30 jusqu'au Te Deum final de 18h30 en la collégiale.

Par ailleurs, notre amie Tania vient, elle aussi, de consacrer un article à la ville de Renaix dont elle nous propose une petite visite guidée :   http://textespretextes.blogs.lalibre.be/tag/renaix

lundi 19 juin 2017

Nafissatou Thiam, nouvelle ambassadrice d'Unicef Belgique

                      

Née en 1994 à Bruxelles, notre compatriote Nafissatou Thiam vit en province de Namur. Elle fut championne olympique en heptathlon aux Jeux Olympiques de Rio, ce qui lui a valu le Trophée National du Mérite Sportif 2016, la plus haute récompense sportive belge qu'on ne peut avoir qu'une seule fois dans sa carrière.

Elle vient d'accepter de rejoindre le groupe d'ambassadeurs bénévoles d'Unicef-Belgique (dont font partie notamment Helmut Lotti, Axelle Red et Tatiana Silva), et a confié à la presse :  "Le projet dont je vais m'occuper touche à l'éducation et à l'enfance, deux causes qui me tiennent particulièrement à cœur. Si je peux contribuer, par mon image mais aussi par mes actes, à ce que l'éducation et l'enseignement des enfants deviennent des priorités, c'est avec plaisir que je le fais. Cette cause est plus importante que mes résultats sportifs. Je sais à quel point disposer d'un diplôme scolaire constitue un atout. C'est pour çà que je veux aller au bout de mes études de géographie à l'Université de Liège. Avoir accès à l'éducation est fondamental et tout le monde n'a pas cette chance-là".

Rappelons que c'est la reine Mathilde qui est la présidente d'honneur d'Unicef-Belgique :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/03/le-combat-de-la-reine-mathilde-pour-la.html

jeudi 15 juin 2017

Les parcs du groupe Studio 100

Le Studio 100, c'est une formidable réussite économique depuis 20 ans dont je vous ai déjà parlé (pour plus d'infos sur leurs premiers pas, relisez mon article http://journalpetitbelge.blogspot.be/2012/04/nouveaux-projets-de-studio-100.html).

Le Studio 100 possède désormais quatre parcs d'attractions dans notre pays :

- Plopsaland à La Panne (province de Flandre Occidentale)
Qui ne connaît pas l'emblématique parc Méli créé en 1935 à la côte belge qui est l'ancêtre de tous nos autres parcs d'attractions? Racheté en 1999 par le Studio 100, il ne cesse de se moderniser et de s'agrandir. Une toute nouvelle zone, Heidiland, vient d'être créée et est axée sur l'héroïne populaire de la télévision, Heidi, dans un décor de village de montagne suisse. L'attraction phare de cette zone est Heidi The Ride : des montagnes russes en bois où les visiteurs atteignent une vitesse de 71 km/h sur un parcours de 620 mètres qui évoque les Alpes. Toutes les 30 minutes, la pendule à coucou annonce un spectacle représentant des tableaux typiquement suisses.

- Plopsacoo à Stavelot (province de Liège)
La différence entre Plopsacoo et les autres parcs, c'est que l'entrée est gratuite. Une personne accompagnante qui veut juste se balader dans ce site autour de la célèbre cascade de Coo ou rencontrer les personnages Plopsa, et qui ne fait aucune attraction, ne paiera rien. Côté nouveauté, il faudra tester cette année le Dino Splash :  embarqués dans un bateau, vous glisserez dans différents toboggans le long d'une gigantesque montagne rocheuse et volcanique, où les dinosaures vous guettent.

- Plopsa Indoor à Hasselt (province du Limbourg) :
Comme son nom l'indique, sa particularité est d'être un parc à l'intérieur et d'être ouvert toute l'année. On y trouve notamment une piscine à balles, des auto tamponneuses, une ronde au canard, une mer en furie, etc. C'est donc plus destiné aux plus jeunes enfants qu'aux adolescents. Des spectacles à thèmes sont prévus toute l'année, et les personnages Plopsa font régulièrement leur apparition dans le parc.

- Plopsaqua à La Panne (province de Flandre Occidentale) :
Le parc aquatique Plopsaqua fête ses deux ans et est ouvert tous les jours, même le 25 décembre et le 1er janvier. Il compte une quinzaine d'attractions. Parmi elles, la Wild River où les plus grands secrets des Vikings sont à découvrir lors de cette baignade aventureuse à travers les canyons et les grottes mystérieuses. Le toboggan Sky Drop est situé à 20 mètres d'hauteur et permet d'avoir une vue sur le parc voisin de Plopsaland. Vous ferez une chute libre à grande vitesse à travers les virages de ce toboggan. Une piscine extérieure et un sauna sont également prévus pour les parents.

Bel été à tous, petits et grands !

jeudi 8 juin 2017

Nouvel album d'An Pierlé

Comme vous le savez et l'appréciez, l'un des objectifs du Journal d'un petit Belge est de parler de l'actualité et des projets des artistes de notre pays. Place aujourd'hui à An Pierlé à qui j'ai déjà consacré un article (pour le relire : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/03/lartiste-belge-pierle.html) et qui sera en concert le 30 juin à l'abbaye de la Cambre dans le cadre du festival Musiq'3.

Son septième album est sorti en mai et s'intitule "Cluster", réalisé avec son compagnon Koen Gisen qui s'est occupé de la production et du mixage. On entend déjà une première chanson de l'album, "The Golden Down" :  https://www.youtube.com/watch?v=ncTRviCWLWo . Dans cet album inclassable, on retrouve les grandes orgues de l'église Saint-Jacob de Gand qui offrent un son moderne et envoûtant.

An Pierlé a confié aux quotidiens du groupe "Vers l'Avenir" :  "C'est vite dit "expérimental"! Moi, je pense que les radios deviennent pénibles à écouter. Le public est considéré comme trop "bête" pour pouvoir accéder à quelque chose de nouveau, différent, alors on est catalogués expérimental, ce qui signifie "difficile" pour les gens. Ce n'est pas inaccessible pourtant. Moi, je pense qu'on peut siffler sur mes airs. A 42 ans, je me sens libre, je ne cherche pas à faire du commercial. Faire un hit, connaître le succès, c'est très chouette, mais il faut alors le refaire tout le temps. Moi, j'ai choisi une carrière à long terme".

lundi 5 juin 2017

Actualité de David Van Reybrouck

Je vous avais déjà parlé de notre compatriote David Van Reybrouck (né à Bruges en 1971) lorsqu'il avait obtenu le Médicis 2012, prix du meilleur livre étranger, pour son essai "Congo. Une histoire" :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2012/11/prix-medicis-de-lessai-2012-pour-david.html

Les Editions Actes Sud (dont une des responsables est devenue récemment ministre française de la Culture) ont publié le dernier livre de David Van Reybrouck :  "Zinc" (75 pages). Il y raconte la destinée d'une poignée d'habitants du village de La Calamine ballotés et balayés par les guerres. Le personnage principal changera cinq fois de nationalité. Pour son service militaire, il portera l'uniforme belge. Bien qu'âgé déjà de 40 ans, après Stalingrad, il fut embrigadé dans la Wehrmacht. Dans la revue "Les Cahiers de la Semaine", Luc Beyer de Ryke commente :  "Jamais, il n'avait franchi les frontières. Ce sont les frontières qui l'ont traversé. Souvent et à travers ce récit aussi bref que poignant, on ressent combien les destinées sont comme des fétus de paille emportés par l'Histoire".

Autre actualité de David Van Reybrouck :  suite aux attentats en Europe, il a co-écrit le livre "La paix, çà s'apprend" avec Thomas d'Ansembourg (né à Uccle en 1957), un juriste devenu thérapeute. Ils ont deux parcours de vie totalement différents, l'un vient de la noblesse et l'autre non, le premier est néerlandophone et le deuxième est francophone, mais ils nous démontrent l'importance du dialogue.

                                                    

lundi 29 mai 2017

Les Belges à la Biennale de Venise

Plusieurs Belges participent actuellement à la célèbre Biennale d'art contemporain de Venise :

Axel Vervoordt
"Intuition" sera sa sixième et dernière exposition au Palazzo Fortuny. Avant d'ouvrir sa fondation au Kanaal près d'Anvers, l'antiquaire belge Axel Vervoordt montre une fois encore qu'il est un des meilleurs "assembleur" d'oeuvres d'art en faisant dialoguer dans la même pièce, près de l'atelier de Mariano Fortuny, l'immense toile faite de capsules métalliques "The Beginning and the End" du Ghanéen El Anatsui, la toile "Piazza d'Italia" de Giorgio De Chirico et la sculpture "Le Jour et la Nuit" d'Alexandre Calder.

2° Dirk Braeckman
Le photographe belge Dirk Braeckman expose ses clichés au pavillon belge où il défie les conventions :  des lieux vides où le temps semble s'être arrêté, des éléments d'intérieur interchangeables ou des personnages hors de toute émotion ou identité spécifique.

3° Jan Fabre
Dans le cadre de l'abbaye bénédictine de San Gregorio, Jan Fabre expose 40 oeuvres représentant ses 40 années de carrière artistique. Sa dernière oeuvre créée est un gigantesque scarabée en verre confectionné cette année dans les ateliers de Murano pour cette biennale.

Jan Fabre a répondu aux questions de la presse :
"Pourquoi avoir, dès vos débuts, choisi de travailler le verre et ensuite les ossements?
- Ce sont des matériaux très anciens qui me fascinent. J'ai un rapport très charnel avec le verre. C'est un matériau que l'on chauffe et qui change de forme, un peu comme l'utérus féminin. J'aime cette métaphore autour du verre qui peut être modulé comme bon vous semble, un peu comme les humains. Et puis, ce sont deux matériaux à la fois très solides mais aussi très fragiles. Les utiliser ensemble, çà m'a toujours beaucoup plu.

- C'est aussi une façon de célébrer les peintres flamands? La Flandre et son folklore sont d'ailleurs très présents dans votre travail?
- Oui, tout à fait. Van Eyck et tant d'autres utilisaient la poudre d'os pour peindre. Les crânes de verre associés aux squelettes de petits animaux ou d'oiseaux sont, par exemple, une référence à une guilde anversoise très ancienne.

- Vous utilisez constamment le bleu dans vos oeuvres, ce fameux bleu issu des bics. Comment vous est venue cette idée?
- C'est parce que je n'avais pas d'argent! J'ai commencé à utiliser l'encre des bics que je volais un peu partout parce que çà ne coûtait pas cher et j'ai trouvé cette couleur tellement fascinante, changeante avec la lumière, que j'ai plus pu m'en passer. Et puis, le bleu est une couleur très importante dans l'histoire de l'art. Par exemple, les vêtements de la Vierge sont toujours peints en bleu. Ici à Venise, le bleu occupe aussi une place très importante ; c'est un bleu plus moderne. Et puis, il y a l'heure bleue, ce moment de silence absolu où la nuit s'achève et les animaux ne sont pas encore éveillés. C'est magique...

- Et il y a ce canoë fait d'os, une pièce monumentale exposée pour la première fois, qui date de 1991 et qui prend une tout autre profondeur aujourd'hui?
- En tant qu'artiste, c'est à la fois formidable et horrible de constater qu'une pièce qui se voulait une critique du colonialisme il y a 25 ans, prend une tout autre signification aujourd'hui. Placée dans cette salle le long du Grand Canal de Venise, cette oeuvre résonne avec l'actualité de ces réfugiés qui débarquent sur les côtes italiennes, notamment. C'est à la fois grisant et honteux en même temps".

jeudi 25 mai 2017

En bref...

1° A l'occasion des 150 ans de "La légende d'Ulenspiegel" de Charles De Coster (dont je vous ai déjà parlé), une exposition a été organisée grâce à une subvention de l'accord culturel de 2012 entre la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une exposition commune "La légende continue : Ulenspiegel 150 ans après De Coster" sera présentée du 23 mars au 17 juillet 2017 aux Archives et Musée de la Littérature à Bruxelles, puis du 29 juillet au 10 septembre 2017 à Damme en province de Flandre Occidentale.

2° Le Musée de Flandre à Cassel (France) proposait jusqu'en janvier une exposition consacrée à la représentation de l'animal dans la peinture flamande du 17ème siècle. Il poursuit avec un deuxième volet intitulé "A poils et à plumes" et consacré cette fois à l'animal dans la création contemporaine de neuf artistes belges de renommée internationale (Jan Fabre et ses scarabées, Wim Delvoye et ses peaux de cochon, Koen Vanmechelen et ses croisements de gallinacées, p.ex.). Ces oeuvres sont mises en dialogue avec des peintures anciennes sorties des collections du musée.

3° A partir de septembre prochain, la Région de Bruxelles-Capitale et la Ville de Bruxelles organiseront une formation d'enseignants bilingues. Les instituteurs diplômés de cette formation (dispensée par les Hautes Ecoles Erasmus Brussel et Francisco Ferrer) seront en mesure de donner cours, aussi bien dans l'enseignement primaire néerlandophone que francophone. Cette initiative devrait, en outre, résoudre le problème récurrent de manque de professeurs de néerlandais dans les écoles francophones.

4° Eduqué dans les deux langues (le français à la maison et le néerlandais à l'école), Pierre Schoentjes est devenu l'un des plus grands chercheurs flamands spécialisés en littérature française postérieure à 1980. Il est le professeur titulaire de la chaire de littérature française de l'Université de Gand. Récemment, l'ambassadrice de France en Belgique lui a remis les insignes de chevalier de l'Ordre des Palmes Académiques.

5° Suite à la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne, l'European Union Baroque Orchestra va quitter son siège de Woodstock dans l'Oxfordshire pour s'installer....à Anvers en Belgique. Créé en 1985, cet orchestre a donné plus de 600 concerts dans les plus grandes salles du monde dans 51 pays différents. Le but premier est de permettre à de jeunes musiciens de l'Union Européenne de travailler dans un orchestre professionnel et d'y être dirigés par des chefs de haut niveau. Depuis le Brexit, ses responsables cherchaient un nouveau lieu pour les accueillir, et leur choix s'est porté sur l'Amuz, le centre international de musique installé dans l'ancienne église baroque Saint-Augustin à Anvers. L'Amuz accueille de nombreuses formations, et dispose d'une salle de concert performante et d'un centre de recherche.

lundi 22 mai 2017

La bière belge reconnue par l'Unesco

Ce week-end, les trois ministres de la Culture (Alda Greoli pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle Weykmans pour la communauté germanophone et Sven Gatz pour la Flandre) ont reçu officiellement le certificat attestant la reconnaissance de la culture de la bière au patrimoine immatériel mondial de l'Unesco. La candidature avait été introduite il y a deux ans grâce à la bonne collaboration entre nos trois communautés dans ce dossier. Prochaine étape pour la bière belge :  l'ouverture prévue en 2020 d'un "temple" de la bière dans le bâtiment de la Bourse, située non loin de la grand-place de Bruxelles.

Pour les personnes intéressées, voici un blog consacré aux bières belges :  http://bieresbelges.skynetblogs.be

Et vous, quelles sont vos bières belges préférées?

mercredi 17 mai 2017

La Belgique 4ème au Concours Eurovision

Après la 4ème place de Loïc Nottet en 2015 et la 10ème place de Laura Tesoro en 2016, notre pays s'est à nouveau classé 4ème du Concours Eurovision ce week-end. C'est Blanche (de son vrai nom Ellie Delvaux), une jeune bruxelloise de 18 ans, qui nous représentait. Elle avait participé à la cinquième saison de "The Voice Belgique" sur la RTBF. Sa chanson "City lights" est déjà disque d'or. Pour l'écouter :   https://www.youtube.com/watch?v=oxsCmChDYwA

Rappelons que la Belgique n'a gagné qu'une seule fois l'Eurovision :  c'était en 1986 grâce à la chanson "J'aime la vie" de Sandra Kim. Plus d'infos :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2009/05/la-belgique-et-leurovision.html

jeudi 11 mai 2017

Expo Pol Bury à Bruxelles

Jusqu'au 4 juin, le palais des Beaux-Arts de Bruxelles propose une exposition consacrée à l'artiste Pol Bury (1922-2005). Né dans la province du Hainaut, il étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Mons, avant de participer à divers mouvements (surréalisme, Cobra, art cinétique). Personnellement, je ne connaissais que ses fontaines mobiles publiques en acier, mais le mérite de cette exposition est de montrer ce qu'il a fait d'autre dans sa carrière artistique. Notre amie Tania a fait un compte-rendu détaillé de l'exposition :   http://textespretextes.blogs.lalibre.be/tag/pol+bury . Point négatif : le prix d'entrée de l'exposition (16 euros) qui ne donne pas accès aux autres expositions.

jeudi 4 mai 2017

A la côte belge...

1° Le MuZee d'Ostende propose en ce moment l'exposition "La résistance en images" autour du peintre, dessinateur, illustrateur et maître graveur belge Frans Masereel (1889-1972). Elle met en avant l'engagement social et pacifique d'artistes de son époque. Notre amie Adrienne l'a visitée et en a fait un compte-rendu sur son blog :    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2017/04/15/m-comme-masereel-8718598.html

2° La station balnéaire d'Oostduinkerke a lancé un concours original qui vous permettra de profiter d'une cabine de plage pendant un mois. Le concours est simple :  il consiste à envoyer une photo originale ou/et drôle prise sur une plage de notre littoral. Les clichés sont à envoyer à l'adresse strandcabine@koksijde.be . Vous devez mentionner dans le mail votre nom, votre ville et votre numéro de téléphone. Jusqu'au 31 mai, chaque participant ne peut envoyer qu'une seule photo. Toutes les photos seront ensuite partagées sur la page Facebook de Koksijde-Oostduinkerke du 1er au 15 juin. Les deux personnes dont les photos auront obtenu le plus de like remporteront donc une cabine de plage gratuite pendant un mois (soit en juillet, soit en août).

Rappelons que la côte belge compte environ 800 à 900 cabines qui sont toujours autant demandées l'été. Elles ne sont disponibles qu'à partir de la deuxième semaine après la Pentecôte jusqu'à fin septembre. Elles sont démontées en dehors de ces périodes. Le prix de location pour une cabine démarre à 15 euros pour une journée, et il faut compter 300 euros pour un mois d'été. Que met-on dans ces cabines en bois?  Généralement, ce sont des familles avec des petits enfants qui les louent, et cela leur permet d'entreposer tout le matériel de plage, et ainsi éviter de devoir l'amener sur le sable chaque jour, puis de le ramener à l'appartement. A noter qu'à Saint-Idesbald, certaines cabines sont décorées par des artistes et ont été rebaptisées "Cabin'art".

lundi 1 mai 2017

Stéphanie de Lannoy : une Belge à la Cour du Luxembourg

                            
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(Article actualisé en juillet 2017)

Au printemps 2012,  la Cour grand-ducale luxembourgeoise a annoncé les fiançailles du grand-duc héritier Guillaume (30 ans à l'époque) avec la comtesse Stéphanie de Lannoy, une jeune et discrète femme belge. Les ayant déjà vus en public, je les ai trouvés sympas et accessibles, pas du tout guindés.

Leur mariage civil a eu lieu le 19 octobre 2012 à l'hôtel de ville de Luxembourg (une première pour un futur souverain car cela avait lieu traditionnellement au palais grand-ducal). Leur mariage religieux s'est déroulé le lendemain en la cathédrale de Luxembourg, en présence de la famille grand-ducale luxembourgeoise et de la famille royale belge au complet, ainsi que de nombreux autres représentants du Gotha. Stéphanie portait une robe du couturier Elie Saab et le diadème de la famille de Lannoy.

Conférence de presse des fiancés à quelques jours de leur mariage :   http://www.parismatch.com/Royal-Blog/famille-royale-Luxembourg/Mariage-Luxembourg-Guillaume-et-Stephanie-en-interview-avec-Paris-Match-170765

Plus d'infos sur la jeunesse de Stéphanie : http://royalementblog.blogspot.be/2012/07/la-comtesse-stephanie-de-lannoy-future.html

Plus d'infos sur l'Hôtel de Lannoy à Bruxelles :  http://royalementblog.blogspot.be/2012/08/hotel-de-lannoy.html

Plus d'infos sur la branche luxembourgeoise des Lannoy :  http://royalementblog.blogspot.be/2012/09/la-branche-luxembourgeoise-des-lannoy.html

Plus d'infos sur les ancêtres communs de Guillaume et Stéphanie :   http://royalementblog.blogspot.be/2012/05/precis-genealogique-sur-les-origines-de.html

Plus d'infos sur le diadème de la famille de Lannoy (porté par Stéphanie le jour de son mariage) :  www.noblesseetroyautes.com/le-diademe-de-la-famille-de-lannoy

L'interview de ses 32 ans
A l'occasion de ses 32 ans en 2016, la grande-duchesse héritière a répondu aux questions d'Isabelle Rivère pour le magazine "Point de Vue" :

"Vous êtes entrée dans la famille grand-ducale à l'automne 2012. Trois ans, était-ce le temps qu'il fallait pour vous permettre d'embrasser cette existence entièrement nouvelle pour vous, pour commencer à tracer votre propre chemin?
- On dit souvent, en effet, que ce cap est une étape décisive, que trois années sont nécessaires pour intégrer pleinement les changements, les bouleversements de la vie. Il en a été ainsi pour moi, en tout cas. Je ne suis plus la même personne aujourd'hui, j'ai pris mes marques, j'ai gagné en assurance aussi, je me sens plus téméraire dans ce que j'entreprends, dans mes choix. Comme si, désormais, le rôle de grande-duchesse héritière faisait partie intégrante de ce que je suis, de ma personnalité, ce qui n'était pas le cas au début de mon mariage. J'y aspirais de toutes mes forces, bien sûr, j'étais face à de nouvelles responsabilités et j'y répondais du mieux que je le pouvais, mais à l'époque, certaines choses me paraissaient encore un peu abstraites. Depuis, j'ai, certes, beaucoup appris dans de nombreux domaines, mais j'ai surtout beaucoup évolué, beaucoup mûri, beaucoup appris sur moi-même. Je me sens pleinement luxembourgeoise, je suis ici chez moi.

- Le métier de princesse est un métier au service des autres, un métier de devoir. Plus jeune, dites-vous, vous ne vous seriez jamais imaginée capable de faire ce que vous faites aujourd'hui.
- Je n'aime pas la notion de devoir qui implique une notion de contrainte, celle de service me paraît plus juste. Il est impossible, à mes yeux, de faire correctement son devoir si on ne se place pas, d'abord et avant tout, au service des autres. Peu après mon mariage, on m'avait posé la question :  "Que veut dire pour vous être grande-duchesse héritière?". J'avais répondu spontanément : "Ce n'est pas quelque chose que l'on apprend, c'est quelque chose qui vient tout entier du cœur". Il y a, dans le fait de servir, une idée de gratuité, et c'est bien cette gratuité que j'aime et qui distingue notre métier de la plupart des autres. Il faut être conscient de cette chance.

- L'éducation que vous ont donnée vos parents, les valeurs qu'ils vous ont transmises, vous y avaient-elles, d'une certaine manière, préparée?
- La notion de responsabilité était essentielle pour mes parents, ils nous l'ont enseignée par l'exemple, par le modèle de vie qu'ils s'étaient choisi. Ils avaient hérité d'une propriété familiale en Belgique, près de la frontière française (c'est là que j'ai grandi) et en étaient très reconnaissants. Tous deux s'impliquaient bénévolement, de manière très active, dans l'action associative locale. Chaque soir ou presque, mon père partait assister à des réunions, il était président de l'école. Maman, elle, avait créé la bibliothèque du village. J'ai appris, compris très tôt, grâce à eux que les cadeaux que nous recevons de l'existence s'accompagnent d'une responsabilité, et je considère là encore comme une chance, comme une force, d'avoir pu intégrer cela dès mon plus jeune âge.

- Le rôle de grande-duchesse héritière implique toutefois des obligations, des contraintes particulières. Le prestige, la dimension historique qui lui sont associés ne vous ont jamais intimidée?
- Lorsque, avec Guillaume, nous avons décidé de nous marier, il était naturel pour moi que ce choix s'accompagne de responsabilités. Je ne l'ai jamais remis en question, je ne me suis jamais rebellée contre cela, bien au contraire. Intimidée, oui, bien sûr, je l'ai été. Mais j'avais la chance d'avoir grandi dans un milieu qui, sans être celui dans lequel j'évolue aujourd'hui, n'en était pas très éloigné. Je connaissais une partie de la famille de Guillaume, ses cousines notamment, bien avant de le rencontrer, son monde ne m'était pas étranger. Et je dois dire que ma belle-mère, la grande-duchesse, est très bienveillante avec moi. Je sais que j'ai son écoute, si besoin est, et cela est très important.

- Votre nouvelle vie en tant que princesse vous a-t-elle confrontée à des difficultés, procuré des joies auxquelles vous ne vous attendiez pas?
- Des difficultés, il y en a eu, bien sûr, mais à mes yeux, seul compte l'aspect positif des choses. J'ai la chance de rencontrer des personnes de tout âge et venues de tous horizons. Le contact humain a toujours été essentiel pour moi, et c'est sans doute là le plus grand trésor que m'ont apporté les trois années qui viennent de s'écouler. Les gens se confient souvent à nous, c'est très émouvant, mais ce qu'ils ne savent pas, c'est ce qu'ils nous apportent à nous aussi, combien nous nous enrichissons à leur contact. Cela fait vraiment partie de ce que je vis tous les jours de plus beau.

- Comment le grand-duc héritier Guillaume a-t-il accompagné, guidé vos premiers pas sur la scène publique?
- Le contexte était très particulier. J'ai perdu ma mère moins de deux mois avant mon mariage, sa disparition était très soudaine. Au bonheur est venu se greffer le chagrin. Cette période de ma vie, qui aurait dû être si heureuse, a en fait été très difficile. Sans Guillaume, je n'aurais jamais réussi à la traverser, comme je l'ai fait. J'étais en proie à toutes sortes d'émotions et d'humeurs changeantes, mais il était toujours attentif, il m'aidait à avancer sans jamais me brusquer. Un couple vit immanquablement des épreuves, mais il est rare qu'il les affronte avant de se marier. Ces deux mois de deuil et de préparatifs mêlés nous ont rendus plus forts encore, je me rends compte aujourd'hui à quel point, alors, nous avons consolidé notre amour.

- Si l'on vous demandait de brosser en quelques mots le portrait du grand-duc héritier Guillaume, comment le décririez-vous?
- Guillaume est un mari très présent, très attentionné, très à l'écoute, exceptionnellement à l'écoute, même. Comme beaucoup de femmes, j'aime parler... Dans un couple, il est important d'être attentif l'un à l'autre, bien sûr, mais cela est également essentiel dans notre métier. Ce que nous vivons se révèle parfois difficile à appréhender pour quelqu'un de l'extérieur, même très proche, et je sais que mon mari est l'une des seules personnes au monde capables de le comprendre. Il se révèle d'ailleurs toujours de très bon conseil. Guillaume a un caractère très fédérateur, il crée facilement des liens entre lui et les autres, mais aussi entre les gens eux-mêmes, ce qui est une qualité plutôt rare. Nous partageons en outre un même amour de la musique. Même si ses goûts sont un peu moins classiques que les miens, Guillaume a une oreille très musicale, il chante remarquablement, il compose. J'ai aussi la chance d'avoir épousé un homme qui cuisine très bien!

- Vous avez fait le choix de travailler ensemble et de remplir la plupart de vos engagements officiels en couple.
- Nous travaillons ensemble dans de nombreux domaines, nous effectuons quasiment toutes les missions économiques à deux, par exemple. En réalité, nous n'avons pas d'emploi du temps fixe, pas de journée type, car notre rôle est d'être à l'écoute des besoins et des demandes des Luxembourgeois, au moment où celles-ci se présentent. A l'heure où je vous parle, je peux difficilement vous dire ce que je ferai dans six mois ou un an, même si je travaillerai toujours à essayer d'apporter une réponse aux problèmes qui me tiennent à cœur, comme la solitude et l'isolement, deux maux qui ne cessent de gagner du terrain dans nos sociétés modernes. Ce ne sont pas nos intérêts que Guillaume et moi devons mettre en avant, mais ceux des Luxembourgeois, et cela passe par une attention de chaque instant à leurs préoccupations, à leurs problèmes.

- En septembre dernier, vous avez répondu à l'invitation du prince Haakon et de la princesse Mette-Marit de Norvège à participer à un week-end en compagnie de plusieurs autres couples héritiers. En quoi ces réunions, qui ont maintenant lieu régulièrement, sont-elles importantes?
- Nous faisons le même métier, un métier que nous ne sommes pas nombreux à exercer. Nos pays sont différents, les problématiques y sont différentes, mais les choses qui nous tracassent, les difficultés que nous rencontrons sont souvent similaires. Nous pouvons vraiment nous entraider sur de nombreux sujets. Voilà pourquoi ces réunions sont très utiles. Par ailleurs, nous sommes tous liés par une solide amitié. Ces deux journées nous permettent de passer du temps ensemble. Nous sommes toujours heureux de nous retrouver.

- Votre époux et vous-même parvenez-vous à vous ménager des espace de liberté, de "normalité"?
- Oui. Il est essentiel de faire une distinction claire entre la sphère publique et la sphère privée. Si on ne les sépare pas, ce n'est pas tenable. Nous avons notamment tous les deux la chance d'avoir des familles très unies et qui aiment se retrouver. Nous passons donc beaucoup de temps avec nos proches le week-end et pendant les vacances. Les amis tiennent eux aussi une place importante dans notre vie. J'ai gardé contact avec tous ceux que j'avais avant mon mariage, nous nous appelons, nous nous voyons le plus souvent possible. Je suis convaincue que seule une vie personnelle épanouie permet ensuite, dans le cadre officiel, de donner le meilleur de soi.

- Et de rester fidèle à ce que l'on est?
- On ne peut pas être au service des autres en jouant un rôle. Tricher n'a pas de sens".

Domaine social
Lors de leur mariage, Renault Luxembourg leur a offert une nouvelle Renault Clio. Les jeunes mariés ont décidé de l'offrir à l'Association Luxembourg Alzheimer. Le véhicule sera utilisé par les services social, psychologique et ergothérapeutique de l'association.

Ils ont également reçu 157.810 euros de dons de Luxembourgeois (particuliers ou entreprises). Une partie de cet argent a été attribué au projet Connect de l'Université de Luxembourg qui a pour objectif la mise en place d'une plate-forme web interactive qui permettra d'améliorer la planification de la prise en charge des personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer ou une démence associée.

La grande-duchesse héritière est un des quatre administrateurs de la Fondation Grand-Duc et Grande-Duchesse de Luxembourg, et accorde son Haut Patronage au laboratoire scolaire du Luxembourg Centre for System Biomedecine de l'Université de Luxembourg.

Domaine culturel

Depuis mars 2013, la grande-duchesse héritière accorde son Haut Patronage à l'association des Amis des Musées d'Art et d'Histoire Luxembourg. Fondée en 1976 par des passionnés d'art et d'histoire, cette association compte plus de 1.700 membres qui contribuent à l'enrichissement des collections, à la sauvegarde du patrimoine culturel, à la promotion de l'art et de l'histoire, ainsi qu'à mieux faire connaître les collections muséales et les sites culturels luxembourgeois à l'étranger.

A l'occasion de leur visite à la Biennale de Venise en mai 2015, Guillaume et Stéphanie se confient au magazine "Point de Vue" :

"Quelles sont vos premières impressions de cette Biennale?
-  S : C'est la première fois que nous nous rendons à Venise, et donc à la Biennale. Nous avons bien entendu profité de notre venue pour visiter les Giardini, et notamment les pavillons de la France et de la Belgique. Nous avons été impressionnés par la diversité et la richesse artistiques des expositions. Je trouve très belle la symbolique de perpétuer la tradition artistique contemporaine dans une cité si chargée de patrimoine historique.
- G : Nous avons également eu l'opportunité de découvrir l'impressionnante collection d'art moderne de Peggy Guggenheim et de redécouvrir nombre d'oeuvres surréalistes ou abstraites dans cette demeure unique en son genre.

- Qu'avez-vous pensé du pavillon "Paradiso Lussemburgo" imaginé par Filip Markiewicz? Connaissiez-vous son travail?
- G : Le pavillon Ca'del Duca est une petite merveille. Mon épouse et moi-même n'avions pas eu l'occasion de rencontrer Filip Markiewicz auparavant, et nous avons tous les deux été impressionnés par son talent. J'étais particulièrement fier de faire la rencontre d'un jeune homme engagé qui, par le biais de l'art, souhaite sensibiliser les visiteurs à certains problèmes sociétaux qui lui sont chers. Non seulement il s'agit d'un dessinateur hors pair, mais de surcroît, il réussit à mettre en scène différents moyens d'expression tels que la danse, la musique, la sculpture,...en créant un ensemble qui à travers le message véhiculé parvient à toucher le visiteur.
- S : Par ailleurs, il a voulu montrer à la fois la richesse, la diversité et la complexité du grand-duché de Luxembourg. C'est un fameux défi et il l'a relevé de manière exemplaire!

- Comment percevez-vous la présence de plusieurs dessins représentant la famille grand-ducale dont vous-mêmes lors de votre mariage?
- G : Filip Markiewicz parvient à dresser un panorama de l'actualité très complet et nous avons été très touchés que notre famille en fasse partie. D'ailleurs, nous lui avons demandé une copie du dessin illustrant notre mariage.

- Quelle place a l'art contemporain dans vos passions et loisirs?
- S : La passion des jeunes artistes luxembourgeois nous touche et nous impressionne. Nous accordons beaucoup d'importance à l'art et à la création, car nous croyons que c'est une composante incontournable d'un pays. J'ai d'ailleurs accepté le Haut Patronage de l'association des Amis des Musées d'Art et d'Histoire Luxembourg.
- G : Je pense que l'une des plus belles manières de porter haut les couleurs d'un pays se fait à travers la culture. Ce fut le cas en 2003 quand, grâce au travail de Su-Mei Tse, le Luxembourg se voit attribuer le Lion d'Or de la meilleure participation nationale de la Biennale, tout comme aujourd'hui où d'autres artistes, tels Filip Markiewicz, font la fierté du grand-duché".

En 2015, la grande-duchesse héritière se rend aussi à Bruxelles où elle est l'invitée personnelle de la reine Mathilde dans la loge royale du palais des Beaux-Arts pour assister à une finale du Concours Musical Reine Elisabeth, créé par l'arrière-arrière-grand-mère de son époux.

Le nouveau conseil d'administration du Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean de Luxembourg (MUDAM) est approuvé par le gouvernement luxembourgeois en janvier 2016 pour un mandat de six ans. Il passe de 14 à 7 membres, et sera présidé par la grande-duchesse héritière Stéphanie (en remplacement de l'ancien premier ministre Jacques Santer).

Un mois plus tard, elle accompagne les Amis des Musées d'Art et d'Histoire Luxembourg au Grand Palais à Paris pour y visiter les expositions consacrées à Picasso et Lucien Clergue. Le magazine français "Point de Vue" lui demande à l'occasion de ses 32 ans :

"Vous semblez aujourd'hui faire des arts, et de la culture en général, l'une de vos priorités?
- Cela a toujours été le cas, j'ai toujours porté un vif intérêt à l'art. Mon travail dans ce domaine s'est simplement trouvé davantage médiatisé ces derniers temps. J'ai également repris le Haut Patronage des Amis des Musées d'Art et d'Histoire Luxembourg, par exemple, ce qui me paraissait être une démarche profondément en lien avec mon histoire personnelle. Vous savez, je ne connaissais pas bien le grand-duché lorsque j'y suis arrivée, Guillaume et moi étions tout juste fiancés. J'étais curieuse de tout, de la vie du pays, de ses traditions. Mon premier réflexe a tout naturellement été de commencer par visiter ses musées, et j'ai été épatée par ce que j'ai découvert, par le dynamisme et la richesse culturelle du Luxembourg. Ici, pas une seule petite ville qui n'ait son musée, ses collections, pour la plupart d'une qualité exceptionnelle. Je trouve cela vraiment impressionnant.

- Vous venez d'accepter la présidence du conseil d'administration du MUDAM. Comment voyez-vous votre rôle à la tête de cette institution?
- Je suis très honorée d'avoir été choisie, très touchée aussi. Le MUDAM est l'un des fleurons de la vie culturelle du Luxembourg. Sa renommée s'étend bien au-delà des frontières du grand-duché. Je suis entourée, au conseil d'administration comme dans l'équipe dirigeante, de personnes de grande qualité, extrêmement compétentes, vous me voyez donc très confiante, très enthousiaste. Le fait qu'un membre de la famille reprenne la présidence du musée qui porte le nom de notre grand-père est également très symbolique. Le grand-duc Jean est un homme que j'admire énormément, et pour qui j'ai une immense affection.

- Vous jouez du piano et du violon. Quelle place la musique tient-elle dans votre vie?
- Mes parents nous ont plus ou moins tous obligés à faire de la musique classique. Nous sommes huit enfants, tous passés par le conservatoire. Je ne sais pas si, très jeune, j'avais conscience de la chance que j'avais, mais ce qui est certain, c'est que je me suis réellement approprié la musique classique vers 12-13 ans, lorsque j'ai souhaité apprendre le violon. Jusque là, je jouais du piano, un instrument "fortement conseillé" par mes parents. Mais le violon était mon choix, je devenais d'un seul coup proactive. Résultat : j'ai découvert la musique autrement, j'ai vraiment accroché. Le violon est un instrument que j'ai beaucoup beaucoup aimé. Je n'en joue plus aussi souvent que je le voudrais, malheureusement, mais la musique est toujours très présente dans ma vie. Je ne pourrais pas concevoir l'existence sans elle. La musique est essentielle à notre nature profonde, elle sait toujours trouver le chemin de l'âme".

En tant que présidente du MUDAM (qui fête ses 10 ans en 2016), Stéphanie est présente au vernissage de l'exposition de l'artiste belge Wim Delvoye - qui avait marqué l'ouverture du musée avec la création de sa "Chapelle" - et y accueille le grand-duc Jean venu voir en privé l'exposition qui propose deux oeuvres de l'artiste achetées par la grande-duchesse Joséphine-Charlotte pour sa collection privée d'art moderne. Le 2 juillet, les grands-ducs héritiers et le premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel assistent à la cérémonie officielle du dixième anniversaire du MUDAM.

Le 29 septembre, Stéphanie assiste à une conférence publique d'Asker Pelgrom sur le peintre romantique Barend Cornelis Koekkoek, auteur de l'oeuvre "Vue sur le château de Larochette". Ce tableau a été peint en 1848 pour Guillaume II, roi des Pays-Bas et grand-duc de Luxembourg. En mai, le Musée d'Art et d'Histoire de Luxembourg avait lancé une campagne de crowdfunding afin d'acquérir ce tableau (75.000 euros avaient déjà été récoltés fin septembre sur les 100.000 euros espérés).

Fait rarissime le 7 octobre :  Henri, Maria-Teresa, Guillaume et Stéphanie se rendent ensemble à l'étranger pour visiter une exposition ("Néron : empereur, artiste et tyran" à Trêves en Allemagne). En décembre, nouveau déplacement culturel à l'étranger pour la grande-duchesse héritière : elle visite l'exposition "21, rue La Boétie" au Musée de la Boverie à Liège (Belgique) en compagnie du secrétaire d'Etat luxembourgeois à la Culture Guy Arendt et de la journaliste française Anne Sinclair (auteur du livre sur lequel est basée l'exposition).

Première initiative culturelle de Guillaume et Stéphanie :  organiser une exposition pour encourager l'artisanat d'art contemporain. Mis en place par le commissaire Jean-Marc Dimanche, l'exposition "De mains de maîtres" présentait 200 oeuvres d'une soixantaine d'artistes et d'artisans (principalement luxembourgeois) :  céramique, verrerie, ébénisterie, haute couture, gravure, ferronnerie, etc. Elle a demandé sept mois de préparation pour sélectionner les pièces à présenter, mais aussi trouver la bonne manière de le faire dans les mille mètres carrés du deuxième étage de l'ancien siège de l'ARBED à Luxembourg. Toutes les oeuvres étaient en vente. Plus de 10.000 personnes s'y sont rendues du 1er au 5 décembre (trois jours pour le grand public, un jour pour les professionnels et un autre pour les écoles). Pari donc réussi pour les grands-ducs héritiers.

Le couple s'est réparti les discours :  Stéphanie lors du vernissage de l'exposition, Guillaume pour la soirée en l'honneur des artisans ayant œuvré à la restauration de l'ancien siège de l'ARBED. Ils sont également retournés à l'exposition avec des lycéens luxembourgeois. Et le 15 décembre, à la Chambre des Métiers, Stéphanie remet le prix du jury de l'exposition à la céramiste néerlandaise Ellen van der Woude.

En avril 2017, la grande-duchesse héritière emmène le magazine français "Point de Vue" à l'ancien couvent de Neumünster (Luxembourg)  "qui est aujourd'hui un centre culturel très actif mais a longtemps été utilisé comme prison, notamment pendant l'occupation allemande de la dernière guerre. On venait à l'emplacement où nous sommes pour dire un dernier adieu à son amoureux prisonnier qui passait dans la cour avant d'être incarcéré ou même exécuté".

Elle évoque aussi le Kirchberg sur les hauteurs de la capitale :   "C'est là que sont les institutions européennes basées au Luxembourg, mais aussi la Philharmonie, conçue par Christian de Portzamparc, et le MUDAM, le musée d'art moderne, oeuvre de l'architecte Ieoh Ming Pei, dont je préside le conseil d'administration depuis janvier 2016. J'étais déjà très impliquée dans l'art avec le Haut Patronage des Amis des Musées de Luxembourg. C'est une excellente fenêtre par rapport à l'étranger. Le MUDAM a d'ailleurs une reconnaissance internationale et accueille des expositions des plus grands artistes contemporains, comme Tony Cragg en ce moment. Le bâtiment est extraordinaire de beauté et intègre une partie du vieux fort Thüngen. Une manière d'enraciner l'art d'aujourd'hui dans celui du passé. La promotion de l'art me tient particulièrement à cœur. A l'exposition "De mains de maîtres", les Luxembourgeois étaient surpris de ce qui se faisait dans leur pays. Comme je suis sûre que les visiteurs du Grand Palais à Paris seront bientôt étonnés".

Son époux ajoute :  "Il s'agit de sensibiliser la jeunesse à ces métiers, sachant que l'artisanat représente 25% du tissu économique national et que deux mille départs à la retraite se profilent à échéance de dix ans. Nous avons notamment rencontré, lors de l'exposition, Anne-Claude Jeitz et Alain Calliste, deux maîtres verriers, qui vont être d'une autre aventure, début mai à Paris au Grand Palais, puisqu'ils feront partie des huit artisans d'art luxembourgeois présents à l'exposition "Révélations"".

En mai, les grands-ducs héritiers effectuent trois déplacements culturels à l'étranger. Ils se rendent d'abord au Grand Palais à Paris pour la troisième édition du salon international "Révélations", rendez-vous des passionnés de l'artisanat, de l'art et de la création. Pour la première fois, le grand-duché de Luxembourg y dispose d'un stand grâce à neuf artistes s'étant distingués lors de l'exposition "De mains de maître". Une réception est offerte à cette occasion par le gouvernement luxembourgeois. Guillaume et Stéphanie se rendent ensuite à la 57ème Biennale d'Art Contemporain de Venise pour y découvrir les pavillons luxembourgeois et belge. C'est l'artiste Mike Bourscheid qui est chargé de représenter le grand-duché. Puis, direction le 70ème festival de Cannes pour la soirée d'ouverture, et une visite du marché du film avec Guy Daleiden (directeur du Film Fund Luxembourg) et le premier ministre Xavier Bettel afin d'encourager la centaine de représentants du cinéma luxembourgeois.

En visite officielle à Luxembourg, la duchesse Catherine de Cambridge est accompagnée de Stéphanie lors de quatre activités culturelles :  visite de l'exposition Tony Cragg et Darren Almond au MUDAM, découverte des salles du Letzebuerg City Museum consacrées à l'évolution de la ville, promenade le long de la Corniche (inscrite au patrimoine de l'Unesco), et vernissage de l'exposition "1867. Luxembourg-ville ouverte". La duchesse a également été reçue au palais grand-ducal par la famille grand-ducale de Luxembourg.

Lors de la procession de l'Octave en mai, Stéphanie porte un bibi réalisé par Sylvia Martinez (Les Folie's Bibis), une Espagnole qui vit depuis plusieurs années en Lorraine et qui fait également partie d'une association qui promeut les métiers d'art au Luxembourg. Elle avait participé à l'exposition "De mains de maître" et avait offert ce bibi à la grande-duchesse héritière.

De passage à Luxembourg en juin,  le premier ministre estonien Jüri Ratas est reçu en audience par le grand-duc Henri, et visite le MUDAM avec Stéphanie, présidente du conseil d'administration.

Début juillet, les grands-ducs héritiers se rendent aux Rencontres de la Photographie d'Arles dans le sud de la France. Ils assistent au vernissage de l'exposition "Flux Feeling" (placée sous le Haut Patronage de Stéphanie) qui présente des oeuvres photographiques contemporaines et issues du patrimoine culturel luxembourgeois.

Relation belle-mère/belle-fille
Il est de notoriété publique que le courant ne passait pas entre la grande-duchesse Joséphine-Charlotte et sa belle-fille, ce qu'a confirmé la grande-duchesse Maria-Teresa dans une conférence de presse en 2002 qui a suscité la polémique. Par contre, les relations belle-mère/belle-fille semblent mieux se passer entre la grande-duchesse Maria-Teresa et la grande-duchesse héritière Stéphanie.

A l'occasion de son 60ème anniversaire en 2016, Maria-Teresa a confié au magazine "Point de Vue" :   "Avec mon fils Guillaume, j'ai une relation très particulière, parce que c'est l'aîné. Et il est de si bon conseil! Ma belle-fille Stéphanie et lui forment un couple rayonnant. Mon mari et moi avons avec eux, nos héritiers, cette relation de confiance qui est merveilleuse et indispensable. Envers Stéphanie, j'éprouve beaucoup d'admiration et une immense tendresse. J'ai la même tendresse pour mes trois belles-filles. Mais la période que Stéphanie a vécue, entre ses fiançailles et son mariage, lorsqu'elle a perdu sa maman, est l'une des choses les plus difficiles que l'on puisse connaître. Elle a traversé cette épreuve avec une dignité et un courage que j'ai admirés. J'ai essayé de l'entourer d'affection le plus possible".

Stéphanie a déclaré au magazine :   "C'est une femme entière, débordante d'amour. Elle est en parfaite empathie. Et cela se voit dans son regard qui se fait vraiment miroir de l'âme. Quand ma mère est décédée juste avant mon mariage, elle a été extraordinaire. On ne se connaissait pas bien, et elle pleurait à chaudes larmes avec nous. Notre douleur était la sienne. Aujourd'hui, nous adorons nous installer toutes les deux dans un canapé confortable, avec thé ou café, et refaire le monde, pendant des heures. Cela nous arrive souvent quand nos hommes sont retenus (on a aussi des activités séparées dans la vie officielle). Nous discutons de tout. Et nous avons la même façon d'aborder les grands sujets. On part d'un côté, de l'autre, on va chercher un livre pour étayer la conversation. C'est passionnant. Sans cette relation privilégiée, je pourrais parfois me sentir isolée, mais grâce à ma belle-mère, je ne souffre pas de solitude. Un mari, c'est très bien, mais c'est précieux aussi d'avoir une femme à qui parler. Et là, j'ai vraiment trouvé une confidente. Elle m'a beaucoup aidée à appréhender mon nouveau rôle. Si j'ai un problème, je lui en parle. Je l'aime énormément. Surtout qu'elle ne change jamais, qu'elle garde ce cœur débordant d'amour".

Le fait aussi de s'être partagé les domaines réservés traditionnellement à la Première Dame (le social pour Maria-Teresa et la culture pour Stéphanie) permet sans doute aux deux femmes de s'épanouir, tout en ne se marchant pas sur les pieds.

Loisirs
D'après le site Internet officiel de la Cour, Stéphanie aime la musique classique, la lecture, le ski et la natation.

Le grand-duc héritier Guillaume a également confié au magazine "Point de Vue" :   "Nous venons régulièrement chez Léa Linster prendre un thé ou dans son restaurant. Quand j'avais 13 ans, j'ai fait un stage, chez elle, aux cuisines, et elle m'a a appris la recette de sa crème brûlée. Une tuerie. Mme Linster est une merveilleuse ambassadrice pour le Luxembourg. Nous sommes très fiers d'elle. Chez nous, nous avons une cuisine de terroir traditionnelle qui s'est diversifiée au gré des influences française, belge, allemande, mais aussi portugaise et italienne. Cela donne des restaurants de grande qualité, dont onze sont étoilés. Mon épouse et moi adorons faire la cuisine à deux, une cuisine de marché, à partir de produits bio, locaux, de saison. J'aime faire le marché et, quand j'y vais, il faut s'armer d'une bonne dose de patience pour me laisser le temps de jauger les produits, de parler avec les producteurs".

Décorations

Son beau-père le grand-duc Henri lui a octroyé la Grand Croix de l'Ordre d'Adolphe de Nassau.

Lors du voyage d'Etat du président du Portugal au grand-duché en 2017, elle a reçu les insignes de Grand Croix de l'Ordre du Mérite portugais.

jeudi 27 avril 2017

Echanges d'enseignants entre communautés linguistiques

En avril 2015, les ministres de l'Enseignement des trois communautés (néerlandophone, francophone et germanophone) de notre pays ont signé un accord permettant à des enseignants nommés de bénéficier d'un congé pour mission pour donner cours, par période d'un an renouvelable, dans une école d'une autre communauté linguistique de Belgique. Ils conservent leur statut, leur ancienneté et leur traitement dans leur communauté d'origine. Leur traitement est remboursé par la communauté accueillante à la communauté d'origine. Plus d'infos :  www.teachersmobility.be

C'est le cas de Nina Van Bouwel, institutrice primaire néerlandophone, qui enseigne depuis 2015 dans une école francophone. Elle a répondu aux questions du magazine "Profs" :

"Pourquoi ce défi?
- Ayant grandi à Bruxelles, j'ai été en contact avec la langue et la culture francophones dès mon plus jeune âge. Mon époux est francophone et trois de mes enfants ont fait leurs études fondamentales dans une école francophone avant de poursuivre le secondaire en néerlandais. J'étais déçue alors par le niveau des cours de néerlandais et par une méthode et un vocabulaire provenant des Pays-Bas plutôt que de la Flandre. La cellule pédagogique francophone de la commune de Molenbeek recherchait un maître spécial de néerlandais pour une de ses écoles, et la proposition est tombée à un moment opportun pour moi.

- Un changement de taille?
- Institutrice primaire depuis plus de 25 ans, je suis devenue maîtresse spéciale de seconde langue. Avec un horaire complet, j'enseigne à neuf classes de 4ème, 5ème et 6ème primaires. Passer d'une classe d'une vingtaine d'enfants à neuf groupes-classes totalisant 200 élèves, c'est un fameux changement. Pas facile de mémoriser tous les prénoms!  J'ai dû m'approprier les référentiels de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, les programmes et outils de réseau. Heureusement, une brochure élaborée par la commune précise le vocabulaire que les élèves doivent connaître en fin de 6ème.

- Comment vous y prenez-vous pour relever le défi du niveau à atteindre par les élèves?
- J'axe mes cours sur l'oral en proposant des dialogues et des jeux. Je travaille beaucoup les sons, car ce qui bloque souvent les enfants, c'est la crainte de ne pas prononcer correctement. Je réserve deux des trois périodes hebdomadaires à du travail en demi-groupe pendant que l'enseignant titulaire fait de la remédiation sur d'autres matières avec le reste de la classe. Je peux ainsi travailler la lecture technique, l'oser parler et, surtout, je rassure les enfants sur leurs capacités.

- Quels étonnements? Quelles richesses?
- J'ai été étonnée par le peu d'enseignants pouvant ou osant enseigner le néerlandais. Dans mon ancienne école, les titulaires de 4ème, 5ème et 6ème étaient tous qualifiés pour enseigner le français à Bruxelles. J'ai été aussi surprise que les stagiaires des hautes écoles bruxelloises n'aient plus de cours de néerlandais dans leur cursus. Côté néerlandophone, on parle d'établir un test d'orientation lors de l'inscription à la haute école qui comprendra aussi un examen de français. J'ai été très bien accueillie à l'école n°11 Aux Sources du Gai Savoir à Molenbeek. Je m'y sens reconnue par mes collègues et je dispose d'un local que j'aménage progressivement. Chaque mois, au sein de la cellule pédagogique communale francophone, je rencontre des enseignants de néerlandais d'autres écoles. Cela permet des partages de pratiques intéressants de pratiques".

lundi 24 avril 2017

Le chanteur belge Ozark Henry

Comme vous le savez et l'appréciez, l'un des objectifs du Journal d'un petit Belge est de mettre en avant les artistes de notre pays. Place aujourd'hui au chanteur Ozark Henry (de son vrai nom Piet Goddaer), né en 1970 à Courtrai. Il vient de sortir un nouvel album intitulé "Us" et sera en concert à l'Ancienne Belgique à Bruxelles le 29 avril.

Je vous avais déjà parlé d'Ozark Henry en 2013 (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/04/ozark-henry-au-1er-anniversaire-du.html) et en 2015 (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2015/03/nouvel-album-du-chanteur-belge-ozark.html). Ajoutons qu'il est ambassadeur de bonne volonté pour l'ONU contre la traite des êtres humains.

Il vient de répondre aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Que signifie "Us", le titre de votre nouvel album?
- Il explore les concepts que nous utilisons pour "nous" ("Us" en anglais) différencier des "autres", pour donner un sens à l'inégalité croissante. Mais heureusement, il me reste un peu d'espoir pour l'avenir. C'est un album qui est le fruit de mes sentiments post-attentats. Il fallait que j'agisse, que je pousse à la réflexion. Ce n'est qu'un disque mais c'est ma meilleure façon d'agir. J'habite à la côte belge, pas très loin de ce qui était la "jungle de Calais". Je suis donc assez proche de ce que vivent les réfugiés. Je voulais aussi attirer l'attention sur ce qu'ils vivent.

- Marie Daulne de Zap Mama apparaît sur la chanson "Uno Dio Noi". D'où est venue l'idée de sa participation?
- Je la connais depuis un moment, je suis un grand fan de sa musique, et ses prises de position sont semblables aux miennes. Cela faisait donc trois bonnes raisons de collaborer. C'est plus son univers que sa musique qui m'a attiré dans le cas de ce disque, en fait.

- Vous êtes connu pour mélanger un travail technologique avec du pur artisanat. Cela s'est encore vérifié sur cet album?
- Absolument! Nous avons pensé ce disque à base de sons électroniques. Puis, tout a été rejoué avec d'autres instruments, à la main. Je pratique depuis toujours ce grand écart entre la technologie de pointe et le "fait main". C'est, je crois, l'une de mes marques de fabrique. Je travaille comme çà depuis toujours.

- Vous vous souvenez de vos débuts?
- En fait, je suis venu à la musique presque accidentellement. Je n'envisageais pas du tout de faire une carrière. J'y suis venu comme çà, en faisant des musiques pour le théâtre. Et puis sont venus les concerts et ce premier album "I'm seeking something that has already found me" (Je cherche quelque chose qui m'a déjà trouvé), titre directement inspiré de mon état d'esprit à ce moment-là. Où je ne savais pas exactement quoi faire de mes dix doigts. Ce premier disque n'a pas fait une longue carrière, mais quelques bonnes critiques quand même. Et surtout, David Bowie avait déclaré à l'époque être grand fan de ma musique.

- Forcément, çà aide?
- Oui, forcément. Mais pas les ventes de l'album. J'ai malgré tout pu continuer avec un deuxième album, puis mon troisième disque, "Birthmarks", a été disque de platine. Enfin, des gens croyaient en moi. Depuis, tout s'est bien enchaîné et "Us" est mon huitième disque.

- Avec Ghinzu, Deus, Soldout, Ann Pierlé et plein d'autres, comment expliquez-vous cette mine de bonnes musiques en Belgique?
- Tous les noms que vous citez ne sont pas des débutants. Regardez Deus par exemple, cela fait déjà presque vingt ans. Tout comme moi, en fait. Nous, les musiciens belges, nous profitons plus des médias aujourd'hui, c'est évident. Sans doute un effet de mode dont il faut profiter, mais cette scène a toujours été vivante".

jeudi 20 avril 2017

Collaboration économique au-dessus de la frontière linguistique

1° Depuis quelques années, la province de Flandre Occidentale est confrontée à une pénurie structurelle de main d'oeuvre. Les entreprises éprouvent de grandes difficultés à pourvoir leurs postes vacants. Face à ce constat, le Voka (Chambre de Commerce de Flandre Occidentale) veut inciter les demandeurs d'emploi francophones à passer la frontière linguistique. 10% des travailleurs de Tournai et 20% des travailleurs de Mouscron ont déjà un emploi en Flandre.

Les responsables du Voka expliquaient dans "Le Courrier de l'Escaut" :  "Nous avons tout d'abord souhaité organisé un petit salon de l'emploi à Tournai afin d'aider les entreprises de notre région en quête de travailleurs à trouver ceux-ci parmi les demandeurs d'emploi wallons. Dix-sept entreprises étaient présentes pour proposer des places comme magasinier, vendeur, collaborateur de production, chauffeur, etc. Lorsqu'on rencontre les demandeurs d'emploi au Forem, ils nous font souvent part de leur crainte de postuler en Flandre parce qu'ils ne se sentent pas bilingues. Et puis, en épluchant avec eux les offres d'emploi d'entreprises flamandes, on se rend compte que la connaissance du néerlandais n'est pas forcément nécessaire et qu'ils ont toutes les compétences et les capacités pour solliciter leur candidature. En cas de nécessité, les employeurs sont prêts à s'investir en proposant des cours de néerlandais aux travailleurs francophones. Il y a également une volonté dans leur chef de mettre en place des dispositifs pour surmonter les différences culturelles et favoriser l'intégration. Concernant les transport en commun, il est parfois encore difficile de passer d'une région à l'autre...avec un réseau Tec en Wallonie et un réseau De Lijn en Flandre. C'est un exemple de frein qu'il faudrait arriver à briser".

2° Les enseignes de prêt-à-porter multimarques belges PointCarré et Zeb ont décider de s'unir. Créée il y a vingt-cinq ans par Luc Van Mol, l'enseigne Zeb dispose actuellement de 62 points de vente, mais principalement au nord du pays (il y en a cependant déjà 9 en Wallonie). Il y a quelques années, le groupe Colruyt avait acheté la majorité des parts de la chaîne Zeb.

En ce qui concerne PointCarré, il a été créé par Xavier Goebels et son siège est à Florenville en province de Luxembourg. Il sera désormais coactionnaire de la holding détenant PointCarré et Zeb. PointCarré compte ouvrir 15 à 20 nouveaux magasins en Belgique (en particulier au nord du pays) et créer une centaine de nouveaux emplois. Xavier Goebels a confié à la presse :   "Si nous sommes des grands parmi les petits, nous sommes des petits parmi les gros! Grâce à cette opération, nous serons beaucoup plus forts, mettrons en oeuvre une volée de projets que nous avions mis entre parenthèses comme l'ouverture d'un magasin en ligne qui représente un investissement de 600.000 euros. Le niveau de compétition est tel que pour vendre le même volume et faire le même chiffre d'affaires, il faut beaucoup plus de services aux clients, de formations, de digital. Cela nous permettra d'investir dans la logistique, d'être plus rapide pour réagir aux ruptures de stocks ou aux rotations de produits, de performer nos outils informatiques, d'optimiser les coûts, de négocier encore plus les achats, et par conséquent de pouvoir pratiquer des prix compétitifs et avoir accès à des marques exclusives. Les clients pourront passer commande courant 2018 de chez eux, du bureau, du magasin aussi via des écrans, et se faire livrer à l'endroit de leur choix. Mais malgré la reprise de PointCarré par la holding qui détient aussi Zeb,  même si des synergies seront effectuées, le nom, les magasins et le personnel de PointCarré restent. Si nous avons choisi de travailler avec eux, c'est parce que l'entente est bonne".

La devise de notre pays n'est-elle pas "L'union fait la force" ?

lundi 17 avril 2017

La Belgique vue par Johan Van Herck et Dominique Monami-Van Roost

Les quadragénaires Johan Van Herck (né en 1974 à Herentals) et Dominique Monami-Van Roost (née en 1973 à Verviers) sont deux anciens joueurs de tennis. Ils sont aujourd'hui les capitaines des équipes nationales belges masculine et féminine de tennis pour la Coupe Davis et la Fed Cup. Ils se sont exprimés au sujet de la Belgique dans une interview commune aux quotidiens du groupe Sud Presse :

"Etre belge, on sent que c'est inscrit profondément en vous?
- JVH :  Je suis belge, j'aime mon pays, c'est aussi simple que ça. C'est là que je suis né et que j'ai toutes mes attaches. J'ai beaucoup voyagé durant ma carrière, j'ai vu beaucoup de pays, mais je n'ai jamais pensé une minute à quitter la Belgique. J'aime Anvers, j'habite tout près, mais aussi Liège, Bruxelles, etc. On a tout en Belgique, sauf le beau temps que je vais chercher de temps en temps sur la Côte d'Azur pour des vacances en famille. Mais je reviens toujours au pays!
- DM :  J'ai épousé un Flamand,  Johan est marié avec une francophone, nos enfants parlent les deux langues :  on est de vrais belges et fiers de l'être! On aime profiter de la vie et on vit bien en Belgique. Moi, durant ma carrière, je n'ai jamais envisagé de m'installer ailleurs, même à Monaco.... Je reviens toujours à mes origines, c'est fondamental.

- Que vous évoque le mot séparatisme?
- JVH : Moi, je ne veux pas perdre de l'énergie là-dedans, surtout que je n'ai aucune clé pour voir le dessous des cartes. J'ai ma vérité, je défends les valeurs du pays et je fais en sorte que mon attitude soit conforme à ça. En fait, c'est juste naturel.
- DM :  La montée du séparatisme, qu'on sent surtout se développer du côté des politiques, c'est juste débile, je n'ai pas d'autre mot. Toute ma vie, j'ai joué et j'ai grandi avec un drapeau belge à côté de mon nom, et pas un autre!

- Quelle langue parlez-vous au sein de vos équipes respectives?
- JVH :  Tout se fait en français en Coupe Davis car le staff est majoritairement francophone. Même quand j'envoie un message à Ruben Bemelmans, il est en français! Parfois, j'ai un peu de difficultés à trouver le bon mot dans mes speeches, mais c'est comme ça et ça ne pose pas de problèmes. Je peux aussi parler le néerlandais quand Ruben et Joris jouent ensemble en double, par exemple.
- DM : Moi, tout se fait en anglais car j'ai aussi Maryna Zanevska dans l'équipe. Maintenant, quand elle n'est pas concernée, tout est en néerlandais. Aucun problème.

- Le hockey et les Diablotins ont lancé une mode de l'hymne national chanté a cappella. Le tennis suivra-t-il?
- JVH :  C'est beau, mais çà demande une certaine énergie ou ça peut provoquer un stress à partir du moment où ce n'est pas votre démarche. Je sais que Steve aimerait qu'on le chante, mais tous les joueurs ne sont pas aussi à l'aise que Steve. C'est très personnel, en fait, et je ne veux pas qu'on dépense de l'énergie alors que la Coupe Davis en pompe déjà tellement. Un match de foot, on sait que ça dure 90 minutes, et puis fin. Quand vous vous lancez dans un week-end de Coupe Davis, vous savez quand ça démarre chaque jour mais jamais quand ça finit. Chaque détail, comme épargner de l'énergie et bien cibler les priorités, compte et je pense qu'on est très fort, nous, dans cette gestion.
- DM :  Avec les trois langues, l'hymne national belge, c'est compliqué à gérer, de fait, et ce n'est pas nouveau. Je préfère un joueur qui respecte nos valeurs à un joueur qu'on oblige à chanter et qui par la suite perd toute crédibilité par sa mauvaise attitude.

- Y a-t-il tout de même un aspect belge qui vous irrite?
- JVH :  On est trop modeste, voire trop critique en Belgique. On ne croit pas suffisamment aux talents qu'on a dans bien des domaines. On est un peu élevé comme ça : on préfère mettre le doigt sur le négatif plutôt que de souligner le positif. Tout doit être parfait avant de pouvoir dire que c'est bon.
- DM :  C'est clair qu'on n'est pas assez chauvins comme les Français ou les Hollandais peuvent l'être. Ce qui ne veut pas dire qu'on doit devenir arrogants, mais être plus confiants et oser dire qu'on est favoris, par exemple, quand on l'est. On manque d'audace et d'investissement en Belgique car on ne croit pas assez en nos propres richesses ou talents, ce qui est parfois dingue.

- Justement, quel est le regard de l'étranger sur le tennis belge?
- JVH :  Je peux vous dire qu'il y a énormément de pays qui nous jalousent car je pense qu'avec nos petits moyens, on arrive à des résultats extraordinaires depuis plus de vingt ans. Je pense qu'on a de vrais experts au niveau de la formation en Belgique et ce n'est pas pour rien que la toute puissante fédération anglaise est venue chercher des gars comme Steven Martens, Carl Maes ou le regretté Julien Hoferlin. Je crois qu'en Belgique, on ne se rend pas vraiment compte de l'image que le tennis belge a à l'étranger. Ici, on doit se battre pour avoir de la reconnaissance. On en revient au Belge trop modeste.
- DM :  Le public belge aimerait toujours avoir des Kim, des Justine et des David, mais il ne faut pas que ces exceptions deviennent la norme. On ne sait pas créer sur un claquement de doigts des Top 50, Top 30 ou Top 10. Regardez depuis combien de temps un grand pays sportif comme l'Allemagne attend de vrais successeurs à Boris Becker et Steffi Graf. La force du tennis belge, c'est d'être efficace avec les petits moyens dont il dispose. Ceci, grâce à des experts et à des remises en question permanentes. Et on n'a pas peur non plus d'aller voir ce qui se fait de mieux à l'étranger. Tout n'est pas parfait mais on est débrouillard dans le tennis belge".

jeudi 13 avril 2017

La photo belge de la First Lady

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Voici la première photo officielle de Melania Trump en tant que nouvelle Première Dame des Etats-Unis. Quel rapport avec le Journal d'un petit Belge? me direz-vous. Tout simplement car cette photo officielle a été réalisée par trois photographes....belges (Régine Mahaux, Benoît Mahaux et Wim Van De Genachte). Incroyable mais vrai.

Le Liégeois Benoît Mahaux a confié à la presse :  "Ma sœur Régine a décroché un contrat historique : celui de l'investiture du nouveau président des Etats-Unis. C'est Melania Trump qui l'a appelée personnellement pour qu'elle fasse les photos privées de l'investiture de son mari. Comme souvent, Régine a fait appel à l'équipe (Wim et moi) pour l'aider. On a passé trois jours là-bas et on a pris 7.000 clichés. On suivait les Trump partout : sur le tarmac, au Capitole, à l'église, à la Maison Blanche. Ces photos étaient en principe destinés à leur album de famille. C'était une commande privée. Pour la vie officielle des Trump, il y avait des photographes attitrés à la Maison Blanche. D'où mon étonnement quand j'ai découvert que c'était l'une de nos photos qui avait été choisie comme portrait officiel. J'en suis très fier. C'est que la photo était réussie et que Melania l'aimait bien. Cette photo a été réalisée lors d'un shooting qui a duré dix minutes, pas plus, dans une pièce de la Maison Blanche, devant une fenêtre que l'on voit en arrière-plan. Il y avait maquilleur et coiffeur, et surtout n'oublions pas que Melania Trump est une mannequin. On n'a rien à lui apprendre. C'était un travail très stressant pour nous mais Melania Trump s'est montrée très attentionnée avec nous. Une dame charmante et très agréable, comme on la voit sur la photo. Elle est comme ça".

Et vous, comment trouvez-vous cette photo?  Photoshop ou non? Est-ce que çà vous choque que la photo officielle d'une Première Dame soit faite par des étrangers?

lundi 10 avril 2017

"Stéphane" (Nicole Verschoore)

Présentation de ce nouveau roman :   Jeune homme brillant mais solitaire, Stéphane forme avec sa sœur une sorte d'équipe d'opposition en révolte contre les projets de son père qui veut entraîner son fils vers une carrière juridique. Attiré par leur esprit de liberté et par le théâtre, Stéphane fréquente des personnes très différentes de son milieu familial. Nous sommes fin des années 50. Un professeur de grec et de latin l'initie au bonheur de rester chez soi pour disserter sur les choses de la vie en écoutant Béla Bartok. Par ailleurs, Nini, professeur de ballet et amie de sa mère, l'initie à l'ivresse de la performance scénique. L'étude le passionne dans l'absolu et, au-delà de ses rêves de ballet et de théâtre, Stéphane réussit brillamment ses humanités classiques. Le père de Stéphane sera-t-il suffisamment conquis par l'estime sociale de son fils pour lâcher l'emprise qu'il continue d'exercer sur lui? Entre le silence du dialogue intérieur et les mystères de l'amitié, le hasard d'une rencontre verra Stéphane se rendre à Paris, et peut-être vers l'indépendance...

Présentation de l'auteur :   Née à Gand en 1939, Nicole Verschoore est docteur en philosophie et lettres. Au cours de sa carrière de journaliste, elle travaille pour le quotidien "Het Laatste Nieuws", "Le Nouveau Courrier" et "La Revue Générale". Son premier roman, "Le maître du bourg", est publié en 1994 et reçoit le Prix France-Belgique 1995. En 2008, elle obtient le Prix Michot de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique pour sa trilogie "La passion et les hommes", parue aux éditions Le Cri. Plus d'infos sur son site Internet (français/néerlandais) :  www.nicoleverschoore.be

J'ai lu deux de ses romans :  "La charrette de Lapsceure" et "Les parchemins de la tour".

"La charrette de Lapsceure" (éditions Le Cri)
"La charrette de Lapsceure" est une grande fresque racontant l'histoire de la Flandre aux 19ème et 20ème siècles à travers  "tant d'existences parallèles tendues d'un siècle à l'autre comme les fils d'une dentellière attachés à son coussin", pour reprendre les mots de l'auteur. La lecture des premiers chapitres n'est guère aisée avec le nombre élevé de personnages et l'absence d'un héros principal. J'ai eu un peu de mal à m'y retrouver au sein de cette grande famille. Le récit est régulièrement coupé par des rappels historiques sur l'extrême pauvreté de la Flandre au 19ème siècle ou l'évolution du droit de vote jusqu'au suffrage universel voté après la première guerre mondiale.

Après avoir évoqué la guerre scolaire entre les écoles officielles et catholiques qui atteint le petit village de Lapsceure où enseigne Théodore, le patriarche de la famille, Nicole Verschoore écrit un passage très engagé sur la religion :  "De nos jours, dans nos démocraties compliquées, les nouvelles générations qui ne s'intéressent plus au passé du pays ne peuvent tirer de l'Histoire les modèles qui, hélàs, se répètent sous d'autres cieux et dans d'autres couleurs. Il faut se méfier de l'attrait de la religion combattante. Ne lui accorder aucun droit. Dans toutes les populations, le même besoin d'absolu et de guidance pousse les âmes vers la foi, mais les éléments les moins émancipés ne perçoivent pas la différence entre la religion et l'armée d'un clergé qui craint de perdre son pouvoir absolu. La civilisation doit se munir contre ce que les armées de croyants imaginent devoir faire sous les ordres de leur clergé".

Au milieu du livre, l'histoire devient plus facile à comprendre et l'auteur donne l'explication du titre :   "La charrette de Lapsceure" évoque le départ en charrette en 1880 de l'instituteur Théodore, de son épouse Louise et de leurs enfants du village de Lapsceure vers Courtrai. Louise décède en 1893 à l'âge de 43 ans. Théodore se remarie six mois plus tard et devient archiviste de la ville et un historien reconnu. L'un de ses fils, Alphonse, est engagé dans le mouvement flamand, tandis qu'un autre, Renier, est curé aux Etats-Unis.

Nicole Verschoore place ses personnages au sein de la société belge de l'entre-deux guerres :   "Deux populations vivaient en Belgique dans deux univers totalement dissemblables :  le peuple et les nantis. Les intermédiaires qui ne plaisaient pas au gouvernement et qui commençaient à se faire représenter à la Chambre étaient les Théodore et les Alphonse, intellectuels issus du peuple, idéalistes qui désiraient l'émanciper et le sortir de son état d'esclave. Une quantité de nouveaux nantis comme Constant, issus des grandes écoles francophones, formaient une deuxième sorte d'intermédiaires. Ils appartenaient de cœur à leurs provinces natales, mais se distanciaient du mouvement d'émancipation flamand parce qu'ils avaient dépassé le stade de ceux qui avaient besoin d'aide".

On suit ensuite Grite et Castel au Congo. Nicole Verschoore défend l'action du roi Léopold II et des Belges dans ce pays :  "Qui connaît la pauvreté du 19ème siècle en Europe, le nombre de victimes de la famine et du choléra, qui se rappelle la misère des ouvriers textiles, des mineurs, des campagnes affamées des pays européens dits civilisés et compare ces données aux annales de l'histoire des pays colonisés d'Afrique, découvrira vite l'incongruité de certaines interprétations tardives concernant le colonisateur usurpateur maltraitant le colonisé. Les généralités en cours sont issues d'une absence totale de connaissance exacte et détaillée, et de l'incapacité du béotien de mettre en perspective la réflexion historique".

Très bien écrit, ce livre se termine par une touche de nostalgie avec le décès de Mamou, la veuve d'Alphonse, qui rappelle à chacun d'entre nous le départ d'un proche. Au-delà des nombreuses références historiques qui retracent l'histoire de notre pays, Nicole Verschoore nous montre que les défunts continuent de vivre tant qu'on parle d'eux, et nous incite à être curieux et à poser des questions sur nos familles :   "Les découvertes glissent doucement dans l'oubli mais l'histoire continue, explorée au hasard de la curiosité, par l'insaturable besoin de comprendre".

"Les parchemins de la tour" (éditions Le Cri)
Dans "Les parchemins de la tour", Nicole Verschoore raconte, à la première personne, la vie d'Edmond Beaucarne (1807-1895), le grand-oncle de son arrière-grand-mère, à partir de ses archives retrouvées. Après avoir grandi à Eename auprès de son vieux père, il entre dans un collège jésuite d'Alost, où ses professeurs l'initient à la politique :   "Quant au roi Guillaume que le Congrès de Vienne avait imposé aux Pays-Bas catholiques, ce mécréant était un homme nouveau, ses idées néfastes se propageraient, le désordre s'ensuivrait. Il fallait que l'Eglise reconquisse le pouvoir. Les élèves devraient aider leurs maîtres à renverser le gouvernement hollandais (...) Je suis bien placé pour savoir que Guillaume, ce roi sans grande allure, bien intentionné et maladroit, aurait été écouté et compris s'il n'avait pas été victime de l'opposition féroce et dûment inspirée à laquelle j'ai moi-même prêté l'ardeur de mes jeunes années".

Sur le conseil de ses maîtres, Edmond entre, à l'âge de 22 ans, à la rédaction gantoise du journal contestataire et antigouvernemental, "Le Catholique des Pays-Bas", qui joue un rôle non négligeable dans la révolution et l'indépendance de la Belgique en 1830. Un an plus tard, il quitte le journal et retourne dans son village natal. Le récit se concentre ensuite sur sa vie sentimentale qui se déroule en trois temps.

Lors d'un séjour à Vienne en 1832, Edmond tombe amoureux d'Hortense d'Hoogvorst :   "La femme qu'on rêve est la décalque exacte de nos désirs. Pour cette raison, le premier amour et le désir qui ne s'accomplit pas laissent le souvenir d'un bonheur complet".  Mais il ne chercha pas à la revoir et Hortense se maria...

De retour à Eename, Edmond en devient le bourgmestre. Il habite avec son frère Louis-Maur, sa belle-soeur Baudouine et ses neveux et nièces dans la maison familiale. Au fond du jardin, il aménage une vieille tour fortifiée pour y ranger ses livres et documents. Eudaxie, la femme de ménage, est aussi sa maîtresse :   "Le délice s'avérait être le contraire du pêché décrit par l'Eglise. Pouvoir honorer notre nature humaine comme nous le faisions, avec la fantaisie, la créativité, la légèreté ou la patience nécessaires, c'était faire oeuvre de vie, productrice d'énergie et de jeunesse".  Mais Eudaxie met fin à leur relation.

Quelques années plus tard, à la demande de ses amis, le célibataire solitaire Edmond accueille chez lui Isabelle, venue trouver à Eename le calme pour écrire ses traductions et articles. Après son décès accidentel, il se rend compte de la place qu'elle avait prise dans ses vieux jours :  "Je n'ai pas été bon pour Isabelle parce que je ne l'aimais pas assez. Je n'avais de sentiment pour elle qu'en son absence, je n'ai souffert que de ses départs. Le dernier départ, l'irrévocable, a éveillé les remords, le regret posthume, l'effroi de l'irréparable".

Malgré ces rendez-vous manqués avec les femmes, les dernières pages de ce livre très bien écrit montrent un Edmond serein et apaisé qui vante les joies de la famille et des liens intergénérationnels :   "Grâce aux saisons qui se répètent, aux enfants qui naissent, à l'exaltation des parents et à l'instinct du vieil oncle, un jour, dans un élan incompréhensible d'éclatante allégresse, subitement, ce vieil oncle soulève de nouvelles pelotes vivantes qui hurlent de surprise et de joie, agitent des petits pieds aussi informes que les boutons de magnolias au bout de leurs tiges minuscules. Grâce à ces miracles du quotidien et à l'éternel recommencement, on finit par accepter que meurent ceux qu'on aime, comme s'étiolent les fleurs".

jeudi 6 avril 2017

Nouvel album de Sacha Toorop

Les sorties musicales belges se suivent. C'est le cas du batteur et chanteur Sacha Toorop, un Liégeois d'origine vivant aujourd'hui à Bruxelles. Depuis les années 90, il a sorti cinq albums en anglais (sous le nom de Zop Hopop) et propose cette fois son deuxième album en français, intitulé "Les tourments du ciel". Pour écouter Sacha Toorop :  https://www.youtube.com/watch?v=dFjsQYic-5U

Sacha Toorop s'est confié aux quotidiens du groupe Sud Presse :

"Dix ans sans CD, ce n'est pas trop long?
- Je n'étais pas spécialement attendu. Je prends le temps, il m'en faut pour digérer le vécu et donner une suite cohérente à ce que je fais. La vie, ce n'est pas rien que composer et faire des concerts! Et puis, j'ai passé trois ans et demi comme musicien avec Axelle Red, j'ai fait des disques avec Dominique A. Je voulais juste les moyens de bien faire. "Au clair de la terre", l'album que j'avais fait en 2006, m'a ouvert plein de portes, mais j'avais le sentiment de manquer de cohérence avec une écriture très enfantine que pourtant j'aime beaucoup.

- Vous parlez de cohérence, mais le nouvel album va dans plusieurs directions, non?
- C'est tout le paradoxe peut-être. Le disque est bigarré : pop, chanson, jazz. Mais ce que j'y exprime, je m'y retrouve mieux.

- Dominique A et Axelle Red avec qui vous travaillez sont des influences?
- Dominique, j'aime ce qu'il fait, mais il est plus minimaliste que moi qui suis toujours submergé d'idées et d'émotions. Quant à Axelle, je ne la connaissais pas. Ce qu'on a fait ensemble est fort réussi, mais est passé inaperçu par rapport à ses succès d'avant. Humainement, j'en garde un souvenir formidable, ne serait-ce que parce que j'étais le seul Wallon parmi des Américains et des Flamands. De vrais échanges. Et j'adore Axelle qui est très pure dans sa démarche.

- Sur votre CD, vous reprenez "En bandoulière" de Salvatore Adamo.
- Je me suis retrouvé sur scène avec lui. Ses chansons, je les connais depuis mon enfance. J'ai pris ce titre, pas un gros tube, mais qui moi me touche. Adamo était ému par mon idée. Il m'a prétendu qu' "En bandoulière" avait marché au Chili mieux que "Tombe la neige". En même temps, au Chili, la neige, çà ne leur parle pas!

- Vous avez 47 ans, un âge où on fait un bilan. Quel est le vôtre?
- Je suis très content. J'ai trois enfants beaux et en bonne santé. Et puis, j'ai la chance de pouvoir vivre de la musique depuis 25 ans. Sans trop m'avancer, je crois savoir que mes enfants sont fiers de moi. Bien sûr, ils voient le décalage par rapport à quelqu'un qui a une vie sociale habituelle".

lundi 3 avril 2017

Le jeune ténor belge Reinoud Van Mechelen

En mars dernier, l'Union de la Presse Musicale Belge (association de critiques musicaux professionnels) a remis à Flagey les prix Caecilia 2017 qui récompensent les meilleurs enregistrements musicaux classiques de l'année écoulée. Un hommage a d'abord été rendu à la jeune musicologue belge Mélanie Defize, victime un an plus tôt de l'attentat de la station de métro Maelbeek.

Le champion toutes catégories des prix Caecilia 2017 est le jeune ténor Reinoud Van Mechelen (29 ans),  diplômé du Conservatoire Royal de Bruxelles. Depuis dix ans, il accompagne les plus grands ensembles baroques. On a pu l'entendre au château de Versailles, à la Philharmonie de Paris, l'Opéra de Bordeaux, le Théâtre Bolchoï à Moscou, le Royal Albert Hall à Londres, l'Opéra de Zurich ou encore la Brooklyn Academy à New York.

Pour plus d'infos (néerlandais/français/anglais) sur lui et surtout pour l'entendre, je vous invite à visiter son site Internet :   www.reinoudvanmechelen.be/fr/media

jeudi 30 mars 2017

Nouvel album du groupe Suarez

A l'occasion de la sortie de son quatrième album intitulé "Ni rancœur, ni colère" (pour l'écouter :  https://www.youtube.com/watch?v=HhUJuQeYwqw),  le chanteur belge Marc Pinilla a répondu aux questions du groupe Sud Presse sur ses différentes occupations artistiques :  coach dans l'émission "The Voice Belgique", producteur de la chanteuse belge Alice On The Roof (dont je vous ai déjà parlé) et chanteur du groupe Suarez. Voici son interview :

"Que pouvez-vous nous dire sur ce quatrième album, "Ni rancœur, ni colère"?
- C'est un disque dont on est assez fiers. Il est différent des trois derniers, plus axé sur les chansons plutôt que l'esthétique. Avant, on travaillait sur une couleur, un groove, des riffs de guitare. Cette fois, on a voulu procéder autrement. On a voulu écrire des chansons avant de faire de la production et de l'esthétique. Ce qui fait qu'on a un album où on raconte des histoires, parfois même juste avec une guitare et une voix.

- L'amour semble être le sujet principal de cet album?
- C'est un thème universel qu'on peut aborder sous tous les angles. L'amour dirige ma vie, comme celle de beaucoup de personnes. Dans cet album, on parle d'un peu tous les aspects de l'amour :  des ex, de déclarations d'amour et aussi de coquineries.... C'est un album plus direct, avec davantage de contenu. Mais il garde toujours l'ADN de Suarez :  de bonnes mélodies, du soleil et du plaisir.

- On y retrouve notamment un duo avec la chanteuse belge Alice On The Roof sur le titre phare des années 80, "L'amour à la plage" de Niagara.
- Comme dans chaque album de Suarez, on fait une reprise à notre manière. On a choisi cette chanson car elle laisse beaucoup de place à la réinterprétation. La mélodie est intéressante et le texte peut sembler désuet mais il est bien écrit. On s'est dit que çà pouvait être un duo intéressant avec juste une guitare et nos voix. On s'est dirigés vers Alice On The Roof, c'était comme une évidence : on se connaît, on est amis.

- Comment se passe la collaboration avec elle?
- Je suis son producteur et on prépare son deuxième album. Alice est une artiste intègre, elle ne triche pas. Elle est honnête dans sa manière de faire de la musique. C'est une personne généreuse et très gentille. Le fait qu'elle soit de ma région a sans doute joué mais c'est avant tout un coup de foudre artistique et humain.

- En étant coach dans l'émission "The Voice Belgique", recherchiez-vous un tel coup de cœur?
- Je ne cherchais pas mais çà m'est tombé dessus. Ce qui est bien avec cette émission, c'est que c'est un endroit de rencontre. Il n'y a que là qu'on peut rencontrer autant de gens en même temps. J'aimerais bien collaborer avec d'autres jeunes artistes de l'émission mais je n'en ai pas le temps.

- Comment se passe cette nouvelle saison?
- Elle est différente. L'arrivée de Bigflo et Oli amène davantage de dynamisme. Il y a plus d'intervention des coaches et d'interactions. On est plus détendus. Je suis très content des huit derniers candidats qui sont dans mon équipe. Ils sont tous bons. Après, leur destin est entre leurs mains, pas entre les miennes".

A noter que le groupe Suarez sera en concert le 1er avril au Théâtre du Manège à Mons et le 18 mai au Cirque Royal de Bruxelles.