jeudi 23 novembre 2017

Nouvel album de Oscar & The Wolf

Derrière Oscar & The Wolf, se trouve Max Colombie, un jeune Gantois de 26 ans, qui s'est fait rapidement une place au sein de la nouvelle scène belge. "Entity", son premier album qu'il a composé seul dans sa chambre, a été triple disque de platine et l'a emmené dans une tournée de trois ans.

En cette année 2017, il sort un deuxième album, intitulé "Infinity", qui est déjà disque d'or. Il vient de remplir pendant deux soirs d'octobre le Sportpaleis d'Anvers (la plus grande salle de concert de Belgique). Les artistes belges qui remplissent le Sportpaleis se comptent sur les doigts d'une main...

Il a confié au groupe Vers l'Avenir :   "Au début, j'avais peur pour mon deuxième album, parce que je me demandais si je devais faire la musique que les gens ont envie d'entendre. Je me disais que les gens veulent m'entendre faire le même genre de truc, mais moi, j'ai changé en trois ans. Je ne suis plus la même personne, alors je ne voulais plus faire la même musique. J'en ai parlé à pas mal de monde et ils m'ont tous répondu :  tu dois faire la musique que tu veux, toi, c'est la seule façon d'être honnête. Alors je me suis demandé ce que moi-même, j'avais envie d'écouter. Ma plus grande inspiration est visuelle. J'ai besoin d'être touché par quelque chose de visuel pour le transcrire en quelque chose de musical. Toutes ces choses qui se passent autour de moi, j'en fais des chansons".

Son succès ne s'arrête pas à nos frontières :  Elton John dit de lui qu'il est "le plus grand artiste belge du moment", et il va partir en tournée en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Russie, à Dubaï et en Turquie!

Max Colombie est aussi un passionné de mode, et porte souvent des tenues excentriques et des larges manteaux qui ne laissent pas indifférents. Il porte notamment des créations du couturier anversois Dries Van Noten.

Il vous reste à l'écouter :  youtube.com/user/gotmyboysinthewater

lundi 20 novembre 2017

La collection Belgiques des éditions Ker

Installée en Brabant wallon, la maison d'édition belge Ker vient de lancer une nouvelle collection intitulée "Belgiques" au pluriel. Les trois premiers auteurs de cette collection sont Vincent Engel, Luc Baba et Alain Dartevelle.

Le patron des éditions Ker Xavier Vanvaerenbergh a confié aux quotidiens du groupe Vers l'Avenir :  "L'idée est née d'une rencontre avec Marc Bailly. Il est lui-même auteur et éditeur, et a organisé beaucoup de rencontres littéraires. Il est venu avec un projet d'une collection dans laquelle des auteurs exprimeraient, à travers des nouvelles, leur "belgitude". Ca rejoignait des projets que je mène chez Ker où je demande à plusieurs écrivains de réagir à travers une courte fiction sur un sujet d'actualité. Je ne voulais pas m'enfermer dans le belgo-belge. Et si les trois premiers recueils sont écrits par des écrivains de chez nous, comme le seront aussi les trois publiés l'année prochaine, pourquoi ne pas imaginer un Québécois ou un Français écrivant quelques nouvelles sur ce thème? C'est une vraie carte blanche à ces auteurs. Nous imposons simplement le style de la nouvelle et demandons que ce soit essentiellement du neuf, jamais publié.

Stratégiquement, quand on lance une nouvelle collection, on cherche plutôt un auteur connu. On sait que pour faire connaître un nouvel auteur, il faut un an ou deux. Ici, j'ai limité les risques, entre autres grâce à Vincent Engel avec qui je travaille depuis douze ans. Je vis avec l'espoir que le modèle économique français qui est de surproduire va finir par s'effondrer. Ce n'est plus tenable à long terme. Ce jour-là, je pense que les petits éditeurs sortiront leur épingle du jeu. C'est un mythe de dire qu'être édité à Paris est gage de succès pour un auteur belge. Oui pour quelques-uns, mais c'est très limité".


lundi 13 novembre 2017

Soeur Jeanne Devos

                                    

(Article déjà publié en 2010 et actualisé en 2017)

Je voudrais aujourd'hui mettre à l'honneur le travail remarquable effectué par Soeur Jeanne Devos en Inde depuis de nombreuses années.

Née en 1935, cette religieuse belge a été ordonnée dans la congrégation des Sœurs Missionnaires du Coeur Immaculé de Marie, et a effectué des études de logopédie à Utrecht aux Pays-Bas. En 1963, elle quitte la Belgique pour l'Inde. Dans un premier temps, elle travaille dans un centre pour handicapés et sourds-muets. Au fil de ses rencontres, elle prend conscience que la pauvreté touche principalement les femmes et les enfants, en particulier ceux qui vivent dans une situation d'esclavage. En 1985, elle crée le National Domestic Workers Movement avec pour objectifs de lutter pour que les domestiques aient des droits et travaillent dans des conditions humaines. Active dans une vingtaine d'Etats indiens, elle a déjà sauvé plus de 60.000 enfants. Et ses projets ont amené certains changements législatifs en Inde. En 2005, son nom avait été proposé sans succès pour le Prix Nobel de la Paix. Le combat est cependant loin d'être terminé...

Trop peu connue en Belgique selon moi, notre compatriote est sortie de l'ombre ces dernières années suite aux visites du roi Albert et de la reine Paola (www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=4356), et de la princesse Mathilde (www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=29842) lors de leur séjour en Inde. En novembre 2009, le Roi lui a remis la Grand Croix de la Couronne au château de Laeken. Elle est aussi citoyenne d'honneur de la ville de Louvain et docteur honoris causa de la KUL.

Plus d'infos sur Soeur Jeanne Devos : www.jeannedevos.org

Lors de leur voyage d'Etat en Inde il y a quelques jours, le roi Philippe et la reine Mathilde ont souhaité à nouveau rencontrer Sœur Jeanne Devos (voir photo ci-dessus). Le Roi a prononcé une courte allocution devant les personnes présentes :

"Partager ce moment avec vous est pour la Reine et moi une source de grande joie. Nous sommes heureux d'avoir pu inclure cette visite dans notre programme en Inde. Nous vous remercions pour le cadeau de vos sourires et de votre chanson. De solides valeurs gouvernent les relations entre nos deux pays depuis longtemps. Elles ont été ressenties particulièrement pendant la première guerre mondiale au travers du soutien héroïque des courageux soldats indiens qui se sont battus à nos côtés pour notre liberté.

De nombreux Belges sont venus en Inde, fascinés par ce magnifique pays et sa population. Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes là où le besoin se faisait sentir. Parmi eux, il y a Sœur Jeanne. Chère Sœur, nous vous connaissons depuis longtemps. Vous avez donné votre vie aux autres. Nous vous sommes reconnaissants pour votre dévouement et votre énergie. Ce que vous avez créé ici est un exemple puissant pour nous tous. Je veux vous remercier et vous féliciter, ma Sœur et tous ceux qui travaillent avec vous dans un esprit d'abnégation. La Reine et moi vous souhaitons tout le succès".

jeudi 9 novembre 2017

L'humoriste belge Alex Vizorek sur tous les fronts

Agé de 36 ans, l'humoriste belge Alex Vizorek est sur tous les fronts :  il travaille actuellement en Belgique (sur la chaîne de télévision néerlandophone VRT) et en France (sur la radio France Inter et dans l'émission "Salut les Terriens" de Thierry Ardisson sur C8), et les éditions Kero viennent de sortir un livre :  "Alex Vizorek : l'échappé belge (chroniques et brèves)", illustré par un autre Belge, Pierre Kroll.  On l'a vu aussi il y a quelques jours comme invité principal de l'émission "69 minutes sans chichis" sur la RTBF.

Alex Vizorek s'est confié à la presse sur son actualité.

Sur son livre :  "C'est un recueil de chroniques, mais ça représente quand même un travail de sélection et de réécriture. A la radio, comme tout le monde, j'utilise plein de mots cheville qui passent mal à la lecture. Il faut reprendre le texte et le refaire correctement. C'est une chouette idée que l'éditeur a eue de permettre aux Belges d'avoir 30 pages de bonus par rapport à la version française, puisque sont inclus dans un supplément quelques-uns des meilleurs billets que j'ai faits sur la RTBF".

Sur son travail à VRT :  "Sur la VRT, je raconte ce qui se passe en France. Oui, en flamand, comme Bert Kruismans le faisait aussi mais dans le sens inverse. Ca me permet d'entretenir mon flamand. Enfin, bon, ils aiment aussi mes fautes, ils trouvent ça rigolo...".

Sur sa vie privée :   "Non, je n'ai pas d'enfants et je ne suis pas convaincu d'en vouloir. A priori, ce n'est pas du tout à l'ordre du jour. Quant au reste de ma vie privée, je n'en parle pas....essentiellement parce que c'est compliqué, comme on dit sur Facebook! Là, je donne la priorité au travail, je bosse sept jours sur sept ou presque, je suis dans mes belles années de boulot. Je ne dis pas que je ferai ça toute ma vie, mais, là, oui, je me donne quelques années à travailler ainsi au rythme d'aujourd'hui". 

Sur son ambition :   "Si je dois m'allonger dans le canapé du psy, je dirais que c'est au-delà de l'ambition, c'est une angoisse après quoi je cours.... Cela dit, de l'école de commerce Solvay où j'ai étudié, j'ai gardé ceci que je considère que rien n'est inaccessible. Si c'est ça l'ambition, alors, oui, je suis ambitieux, mais sans le côté péjoratif qui est lié au mot. Je n'ai jamais marché sur la tête des autres. Et à Paris, depuis Geluck et Poelvoorde, ce n'est plus un inconvénient mais un avantage d'être belge. J'adore les humoristes et au moins une fois par semaine, je sors voir un spectacle de mes collègues. C'est important pour l'émulation. Si je dois choisir trois fort bons spectacles que j'ai vus récemment, je dirais ceux de Gaspard Proust, de Blanche et de Fary. Ils font partie de ceux qui m'ont donné envie d'écrire encore plus et encore mieux".

Vous pouvez retrouver les chroniques d'Alex sur YouTube :  https://www.youtube.com/watch?v=cAqJBuIl3SA&index=6&list=PL43OynbWaTMLK9FJRgHaPgHttJJy6a1qs

lundi 6 novembre 2017

David Goffin aux Masters de Londres

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Si le tennis masculin est longtemps resté dans l'ombre de Kim Clijsters et Justine Henin, ce n'est désormais plus le cas. En effet, David Goffin (né en 1990 à Liège) fait désormais partie des 10 meilleurs joueurs au monde et participera donc au prochain Masters à Londres !      

Il a confié à la presse :  "Ce Masters, ça signifie énormément de choses pour moi. Je prends ça comme un beau cadeau, une récompense pour la saison que je viens de fournir. C'est une épreuve particulière puisqu'elle ne concerne que les huit meilleurs au monde. On ne peut pas vraiment s'y préparer comme lorsqu'on envisage un Grand Chelem dans sa saison, par exemple. Mais c'est le plus grand tournoi ATP de l'année ; c'est à la fois génial et grandiose pour moi. Là, je vais enfin pouvoir prendre quelques jours de repos complet avant de rejoindre Londres. Et puis l'événement est tel qu'il va automatiquement me donner un coup de boost. Ce sera pareil en finale de la Coupe Davis. Ce sont des moments uniques qui procurent de l'adrénaline et un stress positif qui vous font oublier la fatigue".

En effet, après le Masters, le tennis belge sera à nouveau à l'honneur : fin novembre, notre équipe nationale affrontera la France en finale de la Coupe Davis à Lille. Croisons les doigts pour nos petits Belges !!!                          

lundi 30 octobre 2017

La Toussaint

(Article déjà publié en 2010)

Voici une série de photos de la Toussaint prises il y a quelques années par notre ami photographe Jacques à Renaix dans la province de Flandre orientale, ainsi qu'à Frasnes-lez-Anvaing et Saint-Sauveur dans la province du Hainaut : http://vuesdunord.skynetblogs.be/cimetieres-du-nord . Bonne semaine à tous.

jeudi 26 octobre 2017

Christian Hecq dans le film "Knock"

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Né en 1964 dans une famille bourgeoise de Nivelles,  Christian Hecq effectue ses études secondaires au collège Saint-Vincent de Soignies, puis suit les cours de l'INSAS (Institut National Supérieur des arts du spectacle) à Bruxelles. Cet acteur belge travaille depuis 2008 à la Comédie Française à Paris. Il est actuellement à l'affiche du film "Knock" où il joue le rôle du facteur face à Omar Sy.

Le comédien belge Christian Hecq a répondu aux questions du magazine "Point de Vue" :

"Dans la pièce de Jules Romains, votre personnage de facteur  était un "tambour de ville"?
- Il reste un peu "tambour de ville" puisqu'il annonce les nouvelles à la population. Nous avons tourné dans un petit village du Vercors et, coïncidence étonnante, j'y ai rencontré un authentique ancien facteur. Il m'a raconté son métier qui ressemblait étrangement à celui de mon personnage dans "Knock". Il lui arrive d'apporter la lettre à pied dans une maison difficile d'accès, de la lire à des gens ne maîtrisant pas la lecture, de rédiger la réponse et, si c'est un lieu très retiré, de devoir y loger pour ne repartir que le lendemain...

- Que vous a dit Lorraine Lévy de votre personnage?
- Elle m'a donné une indication précieuse :  ce facteur fait corps avec son vélo. C'est un personnage tendre et empreint d'une certaine naïveté. Il s'est fait progressivement, lors des lectures du scénario et de la rencontre avec les autres acteurs, un groupe très soudé. Au cinéma, j'ai souvent interprété de petits rôles auxquels je n'ai pas eu le temps de m'attacher. J'ai toujours donné la priorité au théâtre. Jouer avec Omar Sy était un délice sans bornes. Son statut de tête d'affiche n'entache absolument pas sa manière de travailler. Il était très à l'écoute, aimait suivre les propositions de chacun et n'imposait rien. Un immense bonheur.

- On pense forcément aussi au facteur de "Jour de fête" de Jacques Tati?
- Oui, d'ailleurs, lorsque nous avons parlé du costume, j'y ai pensé. Il ne s'agissait pas de le copier, le rôle est d'ailleurs écrit très différemment. Celui de "Knock" est alcoolique, ce qui est toujours agréable à jouer pour un acteur corporel. Il a un côté clownesque avec son pantalon à grandes poches. Au cinéma ou au théâtre, la conception d'un costume est pour moi un moment crucial. Quand il est réussi, j'ai l'impression d'avoir fait une bonne partie du chemin.

- Enfant, vous n'aviez pas encore la vocation de devenir acteur?
- Je voulais étudier la physique, travailler dans les énergies douces, les panneaux solaires, les éoliennes. Mes professeurs m'avaient passionné et j'aimais savoir comment les choses fonctionnaient. J'avais aussi en tête l'image du savant fou, un personnage que j'aurais bien voulu jouer. Je ne venais pas d'un milieu artistique et n'osais me projeter dans ces métiers-là. Ma mère m'emmenait tout le temps au théâtre, j'y ai connu de grands frissons. Puis, pendant mes études de physique, je me suis aperçu que le milieu ne me plaisait pas. Elle m'a finalement suggéré de me lancer... Cela a fait trembler mon père, mais il m'a laissé chercher ma voie. Au début de mon parcours à Bruxelles, je me souviens que je jouais trop avec le corps. Mes professeurs ont passé leur temps à tenter de canaliser cette tendance.

- Vous avez déclaré avoir appris à parler théâtre en entrant à la Comédie Française. Que cela signifie-t-il?
- Quand Muriel Mayette de la Comédie Française m'a proposé d'entrer dans cette maison, je faisais partie de la compagnie Philippe Menty, dans laquelle je faisais de la danse et manipulais des marionnettes. J'avais déjà fait beaucoup de spectacles, du cirque, et je me demandais pourquoi ils voulaient engager un vieux mime à la Comédie Française. Je ne me sentais pas légitime. C'est devenu l'une de mes écoles de vie.

- On a souvent l'impression que vous créez votre propre espace-temps sur scène?
- Ce sont comme des bulles... Mais Feydeau autorise cela. Dans "Un fil à la patte", sa description de l'entrée de Bouzin laisse cette liberté. Cet auteur qui est le roi de la didascalie reste flou à son sujet. Je me suis engouffré dans cette faille. J'aime que les personnages ne soient pas lisses et qu'ils débordent un peu. Et j'adore observer tout ce qui bouge, comme "20.000 lieues sous les mers", avec les méduses, les araignées de mer et toute la faune sous-marine.

- Cette pièce était aussi un moyen de retomber en enfance?
- Je travaille essentiellement avec mon enfance, c'est ma matière première".

jeudi 19 octobre 2017

La Botte du Hainaut

(Article déjà publié en 2010)

Partons à l'extrémité sud-est de la province du Hainaut, le long de la frontière française, qui est l'endroit idéal pour passer un week-end. Grâce aux photos de notre ami Jacques, voici trois suggestions de visites dans cette région :

1° L'Aquascope de Virelles (http://www.aquascope.be/) pour une promenade en pleine nature autour d'un des plus grands plans d'eaux de notre pays. Photos de Jacques :
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/07/02/virelles-1.html
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/30/virelles-2.html
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/28/virelles-3.html

2° Situé dans un méandre de l'Eau Blanche, Lompret est classé parmi les plus beaux villages de Wallonie : http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/21/lompret-chimay.html

3° A l'exception de son théâtre qui est un petit bijou, le château de Chimay avait été très endommagé par l'incendie de 1935 et la deuxième guerre mondiale. Il a été sauvé à partir de 1947 par le prince Elie et la princesse Elisabeth de Chimay qui, jeunes mariés, ont décidé de reprendre ce château dont aucun membre de la famille ne voulait s'occuper. A plus de 80 ans, la princesse assurait encore plusieurs visites guidées par jour avec beaucoup d'humour (la visite se fait aujourd'hui avec un audio-guide) :
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/17/chateau-de-chimay.html
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/19/visite-guidee-du-chateau-de-chimay.html

lundi 9 octobre 2017

Dix articles à lire sur mes deux autres blogs :

1° Sur mon blog des écrivains belges :



- "La vengeance du pardon" (Eric-Emmanuel Schmitt) :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2017/08/la-vengeance-du-pardon-eric-emmanuel.html



2° Sur mon blog de la famille royale belge :


- Quelles sont les communes déjà visitées par le roi Philippe? :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/08/quelles-sont-les-communes-visitees-par.html




jeudi 5 octobre 2017

Les 125 ans de Veritas

La petite mercerie créée à Anvers par Jean-Baptiste Leestmans a bien grandi et fête son 125ème anniversaire en pleine forme :   133 magasins et 800 emplois. Quand les H&M et Zara ont commencé à se multiplier à travers le pays, Veritas a vu fondre sa clientèle. Au lieu de fabriquer leurs vêtements, les coudre ou tricoter, les gens ont été les acheter tout faits. Veritas a aussitôt réagi et s'est lancé dans les accessoires de mode avec pour objectif de proposer au client tout ce qui lui permettra de personnaliser et d'individualiser un vêtement ou un sac. Actuellement, Veritas propose aussi des ateliers de tricot et de couture, et propose la vente en ligne depuis 2014.

Depuis mai, le nouveau patron de Veritas est Ulrik Vercruysse (ancien CEO de Thomas Cook Belgique) qui ne cache pas ses ambitions de passer le cap des 200 magasins :   "Veritas et ses nouveaux actionnaires, le fonds d'investissement belge Indufin, veulent réaliser une croissance significative. Ce sera un défi personnel intéressant. Sur la Belgique, nous avons déjà une très bonne couverture : dès qu'une galerie commerçante ouvre, nous y sommes. On est aussi présents dans les centres commerciaux où le client peut venir se garer devant le magasin, sans négliger les centre-villes. Disons qu'il reste encore quelques trous à combler (à Namur, par exemple, on voudrait ouvrir un second Veritas). Après la France et l'Allemagne, on testera les Pays-Bas et la Scandinavie. Le concept Veritas n'existe pas ailleurs. Il n'y a donc aucune raison pour que ça ne marche pas, mais une chose à la fois".

Cliquez ci-dessous sur "Economie" pour retrouver nos entreprises qui fonctionnent bien et dont je vous ai déjà parlé :  Extra, Moeder Siska, nos fritkots, Studio 100, nos bières, Pointcarré /Zeb, Durbuy Adventure Valley, Lutosa, Ice-Watch, Devos Lemmens, Delacre, Renmans, Thomas&Piron, Pairi Daiza, Ijsboerke, Delvaux, l'autrucherie du Doneu, Colruyt, Bobbejaanland, le Métropole, Exki, nos cuberdons, Au Pain Quotidien, les Tartes Françoise, Destrooper, etc. 

jeudi 28 septembre 2017

Matthias Schoenaerts dans le film "Le Fidèle"

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Mesdames, le bel acteur belge Matthias Schoenaerts sera à l'affiche du film "Le Fidèle" qui sort le 4 octobre prochain. Né en 1977 à Anvers où il vit toujours, Matthias est le fils du comédien Julien Schoenaerts et d'une professeur de français. Il est diplômé du Conservatoire Royal d'Anvers. Le film "De rouille et d'os" avec Marion Cotillard lui a valu le César du meilleur espoir masculin en 2013.

A l'occasion de la sortie de son nouveau film, il a répondu aux questions du groupe Sud Presse :

"Pour "Le Fidèle", vous dites vous être plongé dans les méandres du grand banditisme. Vous avez vraiment besoin de vous faire peur pour rentrer dans vos rôles?
- Depuis mes débuts, j'ai commencé à cultiver le truc de me mettre dans la peau de mes personnages avant de commencer à tourner. De manière générale, j'essaie toujours de faire des choses qui me semblent justes, dans le sens où ça me rapproche d'un état qui m'aide à incarner certains personnages. Mais ce n'est pas une méthode scientifique non plus. Personne ne doit faire comme moi. Il se fait juste que, moi, ça me met à l'aise de travailler comme ça. Mais chacun son truc.

- Avez-vous du mal à quitter votre personnage en rentrant chez vous, après une journée de tournage?
- C'est un état d'esprit qui m'habite pendant un certain temps, mais je n'ai jamais l'impression que je deviens quelqu'un d'autre. Je ne suis pas schizophrène non plus. Pour moi, être acteur, ce n'est pas entrer dans la peau de quelqu'un, c'est laisser entrer quelques éléments sous sa propre peau. Ca nous affecte, ça nous change temporairement pour un projet, mais voilà, rien de plus.

- Comment choisissez-vous vos rôles?
- Ce qui m'intéresse le plus, c'est :  qu'est-ce que le scénario et l'histoire racontent sur les rapports humains, sur l'être humain, sur la bête humaine? Qu'est-ce qu'on partage avec le spectateur? Est-ce que ça me semble important? Est-ce que ça vaut le coup? Si les réponses à toutes ces questions me satisfont, alors, j'y vais...

- C'est pour ça qu'il n'y a pas beaucoup de comédies dans votre filmographie?
- Oui. Pourtant, j'adore les comédies, mais c'est un genre très, très difficile. Il n'y en pas beaucoup de bonnes. J'aimerais quand même bien en tourner une un jour. On verra...

- Qu'est-ce que ça fait d'être un sex-symbol?
- Sans transition, ta question, comme on dit...  Je ne sais pas, en fait. Après, une grosse partie de ce qu'on fait est basé sur la séduction. Il faut assumer mais je ne trouve pas ça très important. Donc, je ne sais pas ce que je dois en penser. Je le dis sans aucune fausse modestie.

- Vous êtes devenu mondialement célèbre. Comment vivez-vous toutes ces sollicitations?
- Je n'y fais pas trop attention. Le succès érotise, certes, mais ça ne prend pas non plus des proportions ridicules pour moi. Et puis, je ne sors pas ou peu, donc ça évite les sollicitations. Je préfère rester chez moi, à ma base, à Anvers. J'adore cette ville qui est une métropole mais où on peut tout faire à vélo. Malheureusement, avec le cinéma, je suis souvent parti. Je me sens comme un gitan, sans arrêt sur les routes. Parfois, ça me plaît et parfois, j'en ai marre. Mais bon, je ne peux pas me plaindre : je suis allé au Canada, en Namibie, en Italie, à Porto-Rico. C'est quand même une aventure extraordinaire.

- Est-ce que vous avez pris la grosse tête?
- Ah oui, absolument! Vous voyez d'ailleurs? Non, pas du tout! J'essaie de remettre les choses en perspective. Donc, pour moi, je n'ai pas trop changé dès que la folie a commencé. Après, tout nous change, tout nous affecte, et tout ce qu'on vit dans la vie nous influence d'une façon ou d'une autre. Mais j'espère que pas trop. Dites-moi le jour où ça m'arrive...."

lundi 25 septembre 2017

Les 25 ans des magasins Extra

Régulièrement, je vous parle des réussites économiques belges. Place aujourd'hui à l'enseigne Extra qui a débuté en 1992 avec l'ouverture d'un premier magasin à Comines (province du Hainaut) par Stephan Lesage et son épouse Greet. Un an plus tard, le couple ouvre un magasin d'usine et d'importation à Ploegsteert, toujours en Hainaut Occidental. Entre 2002 et 2009, 14 autres suivront sous l'enseigne Lediscount.

Spécialisée dans les produits d'entretien et hygiène, la décoration de la maison et les produits thématiques saisonniers, le groupe Extra a ouvert trois nouveaux magasins en 2016 (Nandrin, Louveigné, Tournai) et en 2017 (Tamines, Libramont, Habay-la-Neuve), passant de ce fait de 210 à 250 collaborateurs. Leur objectif est d'atteindre 50 magasins en 2020 (la prochaine ouverture est prévue à Malmédy). Et avis aux personnes en recherche d'un emploi, ils sont en train de recruter des vendeurs et des gérants dans toute la Wallonie (et en particulier dans les provinces du Luxembourg et du Hainaut), et organisent des Job Days ces 30 septembre et 7 octobre.

Bon anniversaire et bon vent à cette entreprise belge et dynamique !

jeudi 21 septembre 2017

La brigade Piron

(Article déjà publié en 2010)

Comme chaque année en septembre, diverses commémorations ont lieu pour rappeler la libération de notre pays en 1944. J'aimerais aujourd'hui mettre à l'honneur la Brigade Piron, une unité belgo-luxembourgeoise qui a participé à la bataille de Normandie et à la libération de la Belgique et des Pays-Bas aux côtés des armées alliées durant la deuxième guerre mondiale. On trouve aujourd'hui de nombreuses traces de leur passage à la Côte Fleurie en Normandie, comme le Pont des Belges qui relie Deauville à Trouville. En Belgique, un monument national à la gloire de la brigade Piron a été érigé à Molenbeek-Saint-Jean. Plus d'infos, de témoignages et de photos sur www.brigade-piron.be .

jeudi 14 septembre 2017

Frédéric Deborsu et la Flandre

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Se partageant entre Schelle (province d'Anvers) et Namur, ayant déjà travaillé pour des médias francophones et néerlandophones,  le journaliste belge Frédéric Deborsu est régulièrement interrogé sur cette double culture.

Le week-end dernier, il répondait aux questions du groupe Sud Presse à ce sujet :

"Avant d'arriver sur RTL-TVI, vous avez travaillé à la RTBF et sur Vier. Que vous a apporté cette carrière télé en Flandre?
- Le fait d'avoir vu les hommes politiques flamands en Flandre. C'était facile d'avoir Bart De Wever qui venait tous les mois. Ici, je constate avec vous que depuis les élections, je ne l'ai pas vu dans un seul débat francophone. C'est une énorme différence. En 2014, après une émission où je l'avais pourtant bien chambré, Bart De Wever m'a proposé de devenir l'attaché de presse francophone de la NVA. Ce que j'ai refusé avec pour raison principale que je n'avais pas envie que mes enfants se fassent embêter dans la cour de l'école. Le fait d'approcher comme ça les hommes politiques, c'était différent. J'étais presque devenu un journaliste flamand. Et quand je suis arrivé sur RTL-TVI, je suis redevenu un journaliste francophone avec un rapport de francophone avec les journalistes flamands.

- Au delà de l'aspect professionnel, votre épouse est flamande. Diriez-vous que vous avez une double culture?
- Je suis wallon....mais j'écoute des chanteurs flamands à la maison. J'adore Willy Sommers ("Laat de zon in je hart"). Hier encore, j'écoutais "Kinderen van het weekend" (sur les enfants qui passent le week-end une fois chez papa, une fois chez maman), cette chanson me fait pleurer. J'adore la langue flamande, c'est la langue la plus nostalgique selon moi. Je suis 100% wallon, mais je suis amoureux de la Flandre, je suis amoureux d'une Flamande, et j'adore ses enfants qui sont Flamands. Les miens, ma priorité absolue, sont wallons. Quand je suis triste, je me retrouve à me parler en néerlandais à voix haute, seul. Mais la langue flamande peut être aussi drôle.

- Outre la musique, qu'est-ce qui vous plaît dans le nord du pays?
- Les Flamandes....enfin surtout ma femme! J'en suis fou amoureux. On est marié depuis octobre 2014 mais on se connaît depuis 2011. Six ans qu'on est ensemble, ça commence à ressembler à quelque chose! Et la langue flamande est pour moi celle de l'amour. Tous ces sons pourraient faire penser à l'amour physique".

lundi 11 septembre 2017

Côte Belge : Moeder Siska

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(Article déjà publié en 2010)

Moeder Siska s'appelait en réalité Francisca Fincent. Née en 1842 dans une ferme du Oosthoek, elle se marie à l'âge de 18 ans avec un fermier de 36 ans. Le couple a huit enfants en dix ans, et décide d'acheter un moulin pour accroître leurs revenus. Francisca a 30 ans lorsque son mari décède. Elle épouse en deuxièmes noces un meunier avec qui elle aura deux filles, avant de se retrouver à nouveau veuve.

Originaire lui aussi du Oosthoek, Louis De Vos était parti travailler au Texas mais lorsqu'il apprend le décès du deuxième mari de Francisca, il rentre en Belgique, lui propose de l'épouser et de s'occuper du moulin. De son côté, elle ouvre un bistrot où les fermiers du coin boivent un verre en attendant que leur farine soit prête. Dans les années 1880, c'est là que se tiennent certaines ventes publiques des terrains du Zoute à Knokke. Un jour, un notaire est surpris de la voir faire des gaufres sur un fer à cinq coeurs (une idée qu'elle avait vue aux Pays-Bas) et lui demande d'en faire pour la fête d'anniversaire de sa fille.

Petit à petit, Louis et Francisca abandonnent leur moulin pour se consacrer exclusivement à leurs gaufres. De ses trois mariages, elle avait eu 16 enfants dont 10 étaient encore en vie. Les fils cuisaient des gaufres, les filles les servaient. Et comme tous appelaient leur mère Moeder Siska, le nom de l'établissement était tout trouvé. Dans les années qui suivent, Moeder Siska était au bon endroit au bon moment, vu le développement touristique de la côte belge et la construction de grands hôtels à Knokke et au Zoute. Elle décède de la grippe en 1918.

Près d'un siècle plus tard, son arrière-petit-fils Stefan Dossche est le gérant de l'établissement Marie Siska (créé par Marie, l'une des filles de Moeder Siska). Il confie dans le livre "Mon grand-père, ce héros" de Christine Masuy :

"Je suis le dernier descendant de Moeder Siska à tenir un Siska. Et le dernier à détenir la recette des gaufres. Quand j'étais jeune, j'aurais voulu être architecte mais mon père m'a dit : "Ce n'est pas un métier pour toi. Tu vas reprendre Siska". J'ai cependant dû attendre de longues années avant qu'il accepte de me confier la fameuse recette. Il ne l'a fait que peu de temps avant sa mort. J'ai dû promettre de ne jamais la divulguer, et même de ne jamais l'écrire. Un papier peut toujours tomber entre de mauvaises mains... Mais je l'ai déjà transmise à ma fille qui fait de l'école hôtelière. On ne sait jamais ce qui peut m'arriver! Elle apprend à faire de petites quantités de pâte. Moi, je fais 50 litres à la fois, dans ma petite cuisine, à l'abri du regard de mes ouvriers. 50 litres toutes les heures. 7 jours sur 7. 6 mois par an. Parfois, je me dis que si Moeder Siska nous voit de là-haut, elle doit bien rigoler. Parce que c'est dur comme métier. Si ce n'était pas pour Siska, je ne travaillerais jamais dans l'horeca. Mais je suis très attaché à la tradition. J'adore Knokke, j'adore le Zoute. Il y a tant de choses qui ont déjà disparu mais nous, on reste : ma femme, ma fille, moi...et le fantôme de Moeder Siska".

Plus d'infos sur www.siska-marie.com/fr/specialite

jeudi 7 septembre 2017

Le premier site Internet de photo belge

A l'occasion de la 8ème Biennale de Photographie en Condroz en août a été lancé Brownie Belgique, le premier site Internet dédié à la photographie de et en Belgique( browniephoto.be). Brownie? Ils ont choisi ce nom car c'est le premier appareil Kodak qui a permis de démocratiser la photo.

Justine Montagner a répondu aux questions du groupe Vers l'Avenir :

"Comment est né ce projet?
- Avec Boris Spiers, on s'est rencontré dans un atelier photo animé à Huy par Laurent Matagne. Ensemble, on a décidé de créer un collectif photo baptisé La Clique. C'est dans le cadre de cette joyeuse bande de quatre passionnés que sont venus la discussion, la réflexion et un constat : aucun site Internet ne fait un instantané de la photographie belge. En France, il existe le site "Œil photographique", très connu. Mais en Belgique, rien. Rien pour celui qui veut en savoir plus sur nos photographes, rien pour celui qui veut trouver une expo près de chez lui ou inscrire son enfant à un atelier photo. A ce jour, aucun outil ne rassemble ces données. Alors, un brin inconscients avec Boris, on s'est dit : on va le faire! C'était il y a un an.

- Et chacun a son rôle dans le projet?
- Oui, on se complète vraiment bien. Moi, ayant un diplôme de journalisme, j'adore écrire. Boris, c'est le pro du Web, avec sa formation de graphiste et de webdesigner. Le duo parfait.

- Quel est le fil rouge de votre site?
- C'est une plate-forme Web dédiée à la photographie de et en Belgique. Le but est de rassembler un maximum d'informations sur celles et ceux qui, chez nous, font et aiment la photographie : amateurs, professionnels, étudiants, instagrameurs, chineurs, iPhonegrapheurs, etc.

- Vous allez aussi chroniquer les expos et les livres?
- Oui. Boris et moi sommes déjà tout le temps en train de sillonner les expos et à l'affût de tout ce qui tourne autour de la photo, pour notre plaisir. Il nous suffit de prendre un carnet de notes et un bic.

- Et la place de la photo anonyme?
- Elle nous paraît tout aussi importante que la photo d'art. Le site présente aussi bien la dernière série de photos de Nick Hannes qu'une superbe photo d'époque retrouvée dans un tiroir de famille. Notre but, c'est que le site soit dynamique, interactif, accessible à tous.

- Quel ton adopterez-vous?
- On a décidé de traiter les informations de manière positive, dans une démarche de valorisation des artistes, des images, des projets. Il n'est pas question de juger, de casser, de se prendre pour des critiques d'art, ce que nous ne sommes absolument pas".

jeudi 31 août 2017

Le Vaux-Hall de Bruxelles

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Après cinq années de travaux, le Vaux-Hall a rallumé ses lampions cet été avec diverses animations. Situé dans le parc royal derrière le Théâtre Royal des Galeries, il date du début du 20ème siècle et abritait les fêtes de la haute société bruxelloise. Le terme vient du "Vaux Hall Spring Garden" près de Londres :  il réunissait nobles et bourgeois autour d'un pavillon d'orchestre et de galeries, plantés dans un jardin d'agrément. Beaucoup de bâtiments s'inspirant du concept ont pris à l'époque le nom de "Vaux Hall". Malheureusement, après les deux guerres mondiales, le Vaux-Hall tombe peu à peu dans l'oubli et ferme ses portes dans les années 60. La végétation du parc qui l'entoure, reprend ses droits. Il est classé en 1994 mais il faudra attendre 2012 pour que la Ville décide de le restaurer pour un budget de 2,7 millions d'euros. On ne peut que se réjouir de cette rénovation qui complète l'offre culturelle de notre capitale.


lundi 28 août 2017

Le fritkot au patrimoine immatériel de la Belgique

La veille de notre fête nationale, le fritkot a été inscrit au patrimoine immatériel de la Belgique lors d'une cérémonie en présence du prince Laurent et des ministres de la Culture des trois régions.

A cette occasion, Hugues Henry (concepteur de la Home Frit'Home à Forest) a répondu aux questions des quotidiens du groupe "Vers l'Avenir" :

"Quels sont les témoins les plus éclatants de cette culture fritkot?
- A Bruxelles, il y a la Maison Antoine, place Jourdan, la plus connue de Belgique. Je citerais aussi la Friterie du Bourdon à Uccle qui garde ce côté "caravane", ainsi que Frit Flagey. Et en Wallonie, il y a Chez Billy à Mons, Chez Robert à Charleroi, la Friterie Solange à Sinsin sur la N4, et jusqu'il y a peu, le Wagon Pullman à Bastogne.

- Vous pointez l'urbanisme : ses règles, comme celles liées à l'hygiène, ont failli tuer le bon vieux fritkot?
- A l'origine, après la deuxième guerre mondiale, la vraie friterie est subversive, indépendante, construite de bric et de broc dans des lieux de passage. On voyait beaucoup de baraques improbables, des bus, des caravanes, des chalets ou des annexes de bistrots où on plantait une cuve à huile. Il y en avait même en annexe des églises! Chaque village avait son fritkot. Le gros abbatage a débuté à la charnière des années 80 et 90. Les édiles voient d'un mauvais œil ce furoncle dans l'environnement. Ca vit la nuit, ça fait du boucan. On ne renouvelle alors plus les concessions, on vote de nouvelles règles d'urbanisme pour faire sauter les baraques, on renforce la sécurité incendie et les normes d'hygiène.

- La reconnaissance du fritkot n'arrive-t-elle pas trop tard?
- Elle arrive sans doute sur le tard car nulle part ailleurs qu'en Belgique, on ne trouve une telle institution...qui reste menacée. Il y a parfois eu des initiatives maladroites comme la volonté politique ici à Bruxelles de faire répondre la culture street-food, friteries comprises, à un design précis aux couleurs de la capitale. C'est absurde, car un fritkot est à l'image de son propriétaire. Il y avait l'idée de "faire propre" bien sûr, mais y a rien à faire : la frite, c'est gras et ça sent.

- La Nationale 4 est l'un des derniers témoins de la grande époque des fritkots.
- En termes d'archéologie frituresque, il reste beaucoup d'artefacts à y découvrir. Avant l'autoroute, la N4 était la principale route vers l'Ardenne. Elle était tellement réputée pour son nombre astronomique de baraques que les camionneurs allemands la surnommaient la "frittenstrasse". Aujourd'hui, le trafic l'a délaissée mais la frite y vivote toujours. 

- Pas de fritkot sans sauce?
- Comme la frite est une culture vivante, elle s'exprime partout. Les goûts en termes de sauces sont donc différents, et puis, chaque maison a sa sauce personnelle. Bien sûr aujourd'hui, la pression commerciale impose une débauche de sauces dans chaque établissement, alors qu'historiquement, il n'y avait que le pickles et la mayo, avec la saucisse sèche, les carbonnades et les moules au vinaigire.

- La qualité douteuse des viandes reste prétexte à toutes les blagues.
- On sait ce qu'on mange sans le savoir, mais est-ce important? On a son petit moment de plaisir, ça fait partie du folklore. Si ça devient quotidien, il faut quand même s'inquiéter....".

jeudi 24 août 2017

Les plus vieux jumeaux au monde....étaient belges!

Le 8 juillet dernier, nos compatriotes Petrus (Pierre) et Paulus (Paul) Langerock ont fêté leur 104ème anniversaire et étaient les plus vieux jumeaux en vie au monde!  Nés le 8 juillet 1913 à Audenarde (province de Flandre Orientale), ils fuient en 1914 lors de la première guerre mondiale vers Gand, puis Sluis aux Pays-Bas, avant que leur père, qui était président de la Cour d'Appel de Termonde puis de Gand, ne revienne dans leur maison familiale de Coupure. Comme une bonne partie de la bourgeoisie flamande de l'époque, les jumeaux sont élevés en français. Ils ont une sœur Eugénie qui, ne supportant plus l'emprise familiale, épouse un militaire polonais avec qui elle partira habiter aux Canada où ils auront trois enfants. Les jumeaux auraient voulu être médecins, mais leur mère s'y oppose. Ils feront le droit. Paul a suivi les traces de leur père en terminant sa carrière comme vice-président du tribunal de première instance d'Audenaerde.  Ils ne se sont pas mariés et n'ont pas eu d'enfants. Une fois retraités, ils décident de retourner vivre ensemble dans la maison familiale de Coupure qu'ils quitteront en 2012 à l'âge de 99 ans! Ils habitaient actuellement dans une maison de repos de Lathem-Saint-Martin.  Lorsqu'on leur avait demandé il y a deux ans leurs secrets de longévité, ils avaient répondu :  "Nous buvons un verre de vin de Bordeaux tous les jours. Nous mangeons sainement, mais nous apprécions les pralines Leonidas et les biscuits Delacre. Il est important de bien manger. Prendre soin de soi, c'est le secret. Nous mangeons des plats légers et nous ne courons pas derrière les filles. Nous avons toujours travaillé durement et nous avons toujours été ponctuels. Nous nous sommes toujours entendus. C'est normal car nous sommes identiques. Notre regret, c'est que nous n'avons pas eu d'enfants".

L'un des deux jumeaux est décédé fin juillet.

lundi 21 août 2017

Le Namur de Benoît Poelvoorde

On le sait :  malgré la célébrité, l'acteur Benoît Poelvoorde reste très attaché à sa ville de Namur où il a créé l'Intime Festival dont je vous ai déjà parlé (voir mon article :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2017/06/5eme-intime-festival-namur.html).

Il vient de répondre à une interview des journaux du groupe Vers l'Avenir entièrement consacrée à sa ville :

"Benoît, comment juges-tu l'évolution de Namur?
- J'adore ma ville, je m'intéresse à ce qu'elle devient et je trouve qu'elle évolue bien. On ne s'en rend plus compte, mais c'est vachement beau, bien entretenu. On a une chance inouïe. Tous les jours que Dieu fait, je me le dis : on a une ville magnifique. Rien que les fleurs, je suis déjà enthousiaste. Là, je suis resté cinq mois à Paris et quand je suis rentré à Namur, je me suis dit : je ne comprends pas comment on peut vivre à Paris! Même Bruxelles, où j'ai vécu sept ans, je n'y retournerais pour rien au monde. Je suis né ici et je mourrai ici.

- Que penses-tu du bourgmestre de Namur Maxime Prévot?
- Je ne le connais pas mais je suis enchanté de ce qu'il fait pour notre ville. Ne fût-ce que l'éclairage public, les lampes en bord de Meuse, c'est très joli. Maintenant, je l'ai déjà maudit quelques fois : il y a tellement de travaux! Ca fait deux ans qu'on ne peut plus bouger le petit doigt sans qu'on change le sens de circulation. Ca me gonfle, ça.

- Quels sont les atouts de Namur, selon toi?
- C'est une ville qui propose beaucoup d'époques, déjà. Tu trouves des quartiers typiques, bien conservés. On sent un vrai respect du patrimoine, de nos racines. J'aime beaucoup le piétonnier, grâce auquel on voit de moins en moins de bagnoles et c'est vraiment pas plus mal. Je trouve aussi que Namur est démocratique. Une ville comme celle-là, en France, elle serait réservée à des niveaux sociaux très aisés. En périphérie parisienne, n'en parlons même pas, ce serait une vraie blinde.

- Que peux-tu lui reprocher?
- Il y a un truc qui m'attriste, c'est qu'on perd les magasins de proximité. Je ne dis pas ça parce que ma mère était épicière, mais pour l'alimentation de base, c'est soit les night&day, soit tu dois sortir de la ville pour aller dans les supermarchés. C'est dommage. Ce serait possible de remettre des commerces de proximité sans que ce soit forcément des trucs bios de bobos. Bon, cette proximité, on ne la perd pas dans les débits de boissons qui sont toujours aussi joyeux!

- Tu t'intéresses aux grands projets de Namur? Que penses-tu du futur Grognon?
- C'est magnifique, je trouve, ces espaces ouverts où on pourra flâner. Certains le boudent mais moi, je ne trouve pas du tout que ça défigure la citadelle. On a parfois tendance à vouloir garder Namur dans un écrin, mais il faut un peu d'audace, sinon ça va vite ressembler à une ville allemande! Il ne faut pas dénaturer Namur, mais on ne peut pas non plus se contenter d'entretenir les vieux cailloux. La capitale de la Wallonie doit avoir la tête haute, que diable!

- Est-ce que ta notoriété te complique la vie quand tu circules à Namur?
- Non, à Namur, tout le monde me connaît. Mais quand il y a des festivités qui attirent des gens de l'extérieur, là, j'évite de venir. C'est pas que çà m'emmerde, les gens sont gentils, mais être arrêté toutes les cinq minutes, à la fin, ça dure longtemps. Note qu'avec l'appareil photo sur les téléphones, maintenant, ça va plus vite. C'est lui qui fait le boulot. Avant, il fallait trouver un bic, un bout de papier. L'un dans l'autre, le selfie, ce n'est pas plus mal.

- Tu as déménagé?
- J'ai quitté Lustin pour Jambes depuis un peu moins d'un an. Je vis là en liberté surveillée, mais c'est bien. Quand tu vieillis, tu te rapproches de plus en plus de la ville. Tu y nais, puis tu t'en éloignes, puis tu reviens t'y installer en attendant la mort. Je finirai mes jours à Jambes. Jambes, ça fait vraiment ville de seniors, ça me plaît bien. Il y a beaucoup de magasins de bonne qualité, des bouchers, des fromagers. Je suis à deux doigts de m'acheter un petit caddie à roulettes pour en faire le tour. J'ai 10.000 sacs réutilisables mais je les oublie toujours.

- Et à Namur?
- Je vais peut-être étonner mais j'aime aller au marché du samedi à Namur. Quand je suis chez moi à Jambes, j'y vais chaque week-end, très tôt entre 8h30 et 9h, pour acheter des fleurs. J'adore ça. En plus, les prix sont intéressants. Ce qui me fait aussi le plus venir à Namur, ce sont les librairies. Je vais surtout chez Point Virgule et chez Papyrus. La troisième, Libris, ils sont gentils aussi, mais c'est trop grand, et puis ils vendent aussi des crayons et d'autres brols, ça m'ennuie un peu.  Je choisis mes livres sans lire la quatrième de couverture, mais en écoutant le conseil des libraires. J'ai un bon rapport avec eux, surtout au Point Virgule avec Anouck et Régis. Je me fous un peu des histoires. Ce que j'aime, c'est la belle écriture. Par contre, je ne vais jamais au théâtre de Namur car on est mal mis et j'ai mal aux genoux. Et puis, le théâtre, très vite, ça m'emmerde. C'est trop long. Non, franchement, là-dessus, je suis paresseux. Je devais aller voir une amie et je n'ai pas pu. Je suis désolé, ça me fatigue. Je serai plus vite au bar!".

jeudi 17 août 2017

Un bistrot belge au Laos !

Le long du Mékong, sur la promenade qui longe le fleuve, trône une effigie de Tintin à l'entrée d'un bistrot belge appelé "Chokdee"  (ce qui signifie "bonne chance" en lao). C'est là que Vincent, un jeune Belge, a posé ses valises il y a une dizaine d'années. Après avoir voyagé dans toute l'Asie, Vincent s'est installé à Vientiane au Laos, séduit par le pays et sa population attachante. Dans un premier temps, il décide de s'associer avec Kim, un Bruxellois qui tient déjà un petit restaurant où l'on sert aussi bien des pizzas que des kebabs. Ensemble, ils décident de lancer le concept de café belge, mais Kim se retire assez rapidement.

Vincent continue seul l'aventure et développe l'affaire. Il est aujourd'hui secondé par Stefan, un Ostendais. "Chokdee" propose une carte variée avec de nombreux plats de chez nous :  boulets liégeois, carbonades, waterzooi, 20 recettes de moules-frites, le tout pouvant être arrosé par un choix de 100 bières belges.

Plus d'infos :   https://www.petitfute.com/v52331-vientiane/c1165-restaurants/c1031-cuisines-du-monde/386109-chokdee-cafe.html

jeudi 6 juillet 2017

A lire sur mes deux autres blogs

Sur mon blog consacré aux écrivains belges :






Sur mon blog consacré à la famille royale belge :



Les missions économiques de la princesse Astrid :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/06/les-missions-economiques-de-la.html

Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2017 :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/06/prix-international-roi-baudouin-pour-le.html

Activités royales en juin 2017 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/07/activites-royales-en-juin-2017.html

Avec ces 10 articles à (re)lire,  c'est l'occasion pour moi de prendre ma pause estivale, de partir quelques jours en vacances, de passer du temps avec mes proches et de préparer de nouveaux articles pour mes blogs. Je vous souhaite un bel été et, avec un peu d'avance, une bonne fête nationale. Je vous retrouve en août. Merci pour votre fidélité et à bientôt.

lundi 3 juillet 2017

Interview de l'humoriste Jérôme de Warzée

Pour (r)écouter ses sketchs :   youtube.com/user/jeromedewarzee

L'humoriste belge Jérôme de Warzée a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"On peut dire que cette saison 2 du "Grand Cactus" (RTBF) a été très réussie?
- Oui, on peut dire qu'on a fait une bonne saison. On a confirmé le bien qu'on disait de nous lors de la première saison. Thierry Luthers me disait l'autre jour qu'il avait l'habitude que les gens qui le croisent lui parlent de foot. Et que maintenant, ils lui parlent du "Grand Cactus". Et de ça, je suis fier : qu'on soit arrivé avec cette émission à toucher toutes les couches de la population. Mais il y a des gens qui ne nous aiment pas ; il faut toujours véhiculer un socle de mécontents!

- On peut parler d'une bande à de Warzée quand on évoque tous les gens qui participent au "Grand Cactus"?
- Forcément, il y a des comédiens avec lesquels on se connaît depuis des années. Il y a les auteurs aussi, les gens de la RTBF. Je dirais plus, même si c'est un peu fort, que c'est une communion. Tout ça, en fait, c'est un miracle. C'est assez rare de voir dans une émission télé que tout le monde est content de venir travailler. Il n'y a jamais eu aucun problème.

- Les équipes resteront-elles les mêmes pour la troisième saison en septembre?
- Oui. On va déjà commencer à bosser dessus. On organise des petits castings pour trouver d'autres coauteurs, afin qu'on en ait un peu plus.

- Vous êtes monté sur scène en juin avec un autre humoriste belge, votre ami André Lamy?
- Le but avec André est de mettre la lumière sur le Koek's Théâtre, pas sur nous. Ca fait un peu les deux vieilles racailles (il y a bien les vieilles canailles!). La première fois que je suis allé voir un one-man-show, c'était celui d'André. Et 30 ans plus tard, je me retrouve sur scène avec lui. Comme deux grands gamins!

- Pas de rivalité entre vous alors que vous êtes en concurrence chaque matin en radio :  vous sur Vivacité et André Lamy sur Bel RTL?
- Non. Nous, les chiffres, ça ne nous intéresse pas plus que ça. Nos séquences sont diffusées en même temps et on ne peut pas dire que l'un bouffe l'autre. Mais on se réécoute après pour voir l'angle que l'autre a pris sur tel ou tel sujet.

- Fabian Le Castel et Kody ont été approchés par la France, notamment par Cyril Hanouna. On vous fait aussi des propositions?
- Non. Il faut dire que je suis hors du circuit et que je n'ai plus joué à Paris depuis cinq ans. J'ai eu deux ou trois touches avec des radios françaises, mais c'est compliqué. Je ne veux pas lâcher la proie pour l'ombre, même s'il faudra un jour que je sorte de ma zone de confort".

jeudi 29 juin 2017

Le monde culturel à Laeken

            

En ce mois de juin, le Roi et la Reine ont déjeuné au château de Laeken avec dix personnalités belges du monde culturel :

- Laurent Busine, directeur honoraire du Musée d'Art Contemporain du Grand-Hornu
- Sidi Larbi Cherkaoui, directeur du Koninklijk Ballet van Vlaanderen
- Chris Dercon, intendant de la Volksbühne Berlin
- An Veronica Janssens, artiste
- François Schuiten, dessinateur dont je vous avais déjà parlé lorsqu'il avait réalisé la scénographie du nouveau musée du train à Schaerbeek (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2015/10/le-nouveau-musee-du-train-schaerbeek.html)
- Jan Raes, directeur du Koninklijk Concertgebouw Amsterdam
- Jaco Van Dormael, cinéaste dont je vous ai déjà parlé (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2015/09/sortie-du-nouveau-film-de-jaco-van.html)
- Serge Rangoni, directeur du Théâtre de Liège
- Ivo Van Hove, directeur du Toneelgroep Amsterdam
- David Van Reybrouck, écrivain dont je vous ai déjà parlé (http://journalpetitbelge.blogspot.be/2017/06/actualite-de-david-van-reybrouck.html)

Bonne idée des souverains de mettre à l'honneur ces dix personnalités culturelles qui font rayonner notre pays à l'étranger!

jeudi 22 juin 2017

Le Fiertel à Renaix

Le dimanche suivant la Pentecôte (c'était donc le 11 juin cette année), la châsse de Saint-Hermès est portée le long d'un parcours de 32,6km autour de Renaix (province de Flandre Orientale). Quelle est son origine?  Au Moyen Age, des malades mentaux, originaires des quatre coins du pays, allaient invoquer la clémence de leur saint patron Hermès afin d'obtenir la guérison. Pour cela, il fallait qu'ils se soumettent à des efforts physiques et à un recueillement religieux. C'est ainsi qu'est né le "Fiertel" (www.fiertel.be), un parcours annuel de 32,6km sur lequel est portée la châsse de Saint-Hermès. Tous ceux qui se trouvent dans ce cercle sont protégés des maladies mentales et autres malheurs. Chaque année, plus de 5.000 Renaisiens et sympathisants participent au Fiertel.

Le samedi, à 12h, neuf coups de canon annoncent le début de la neuvaine à Saint-Hermès et des fêtes communales. A 15h, les membres de la Royale Antique Gilde Saint-Hermès sont accueillis chez le doyen 't Joen. A 17h, la messe solennelle ouvre la neuvaine au saint patron de la ville.  Le lendemain, l'Harmonie Communale se rendra à l'hôtel de ville pour joindre en cortège la collégiale pour l'office de 7h célébré par l'évêque de Gand et les membres du clergé renaisien. A l'issue de la célébration, le doyen cède, à la demande du bourgmestre, la châsse aux bons soins des porteurs pour le "Grand Tour". Chaque arrêt le long de ce parcours de 32,6km a une signification religieuse ou historique. Le périple se situe à cheval sur les provinces de Flandre Orientale et du Hainaut. A Wattripont a lieu la rencontre entre le bourgmestre et le prince de Béthune, rappelant la remise autrefois de la charte de la liberté par le comte de Béthune aux Renaisiens. Un cortège allégorique et historique sillonne le centre-ville de Renaix à partir de 17h30 jusqu'au Te Deum final de 18h30 en la collégiale.

Par ailleurs, notre amie Tania vient, elle aussi, de consacrer un article à la ville de Renaix dont elle nous propose une petite visite guidée :   http://textespretextes.blogs.lalibre.be/tag/renaix

lundi 19 juin 2017

Nafissatou Thiam, nouvelle ambassadrice d'Unicef Belgique

                      

Née en 1994 à Bruxelles, notre compatriote Nafissatou Thiam vit en province de Namur. Elle fut championne olympique en heptathlon aux Jeux Olympiques de Rio, ce qui lui a valu le Trophée National du Mérite Sportif 2016, la plus haute récompense sportive belge qu'on ne peut avoir qu'une seule fois dans sa carrière.

Elle vient d'accepter de rejoindre le groupe d'ambassadeurs bénévoles d'Unicef-Belgique (dont font partie notamment Helmut Lotti, Axelle Red et Tatiana Silva), et a confié à la presse :  "Le projet dont je vais m'occuper touche à l'éducation et à l'enfance, deux causes qui me tiennent particulièrement à cœur. Si je peux contribuer, par mon image mais aussi par mes actes, à ce que l'éducation et l'enseignement des enfants deviennent des priorités, c'est avec plaisir que je le fais. Cette cause est plus importante que mes résultats sportifs. Je sais à quel point disposer d'un diplôme scolaire constitue un atout. C'est pour çà que je veux aller au bout de mes études de géographie à l'Université de Liège. Avoir accès à l'éducation est fondamental et tout le monde n'a pas cette chance-là".

Rappelons que c'est la reine Mathilde qui est la présidente d'honneur d'Unicef-Belgique :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/03/le-combat-de-la-reine-mathilde-pour-la.html

jeudi 15 juin 2017

Les parcs du groupe Studio 100

Le Studio 100, c'est une formidable réussite économique depuis 20 ans dont je vous ai déjà parlé (pour plus d'infos sur leurs premiers pas, relisez mon article http://journalpetitbelge.blogspot.be/2012/04/nouveaux-projets-de-studio-100.html).

Le Studio 100 possède désormais quatre parcs d'attractions dans notre pays :

- Plopsaland à La Panne (province de Flandre Occidentale)
Qui ne connaît pas l'emblématique parc Méli créé en 1935 à la côte belge qui est l'ancêtre de tous nos autres parcs d'attractions? Racheté en 1999 par le Studio 100, il ne cesse de se moderniser et de s'agrandir. Une toute nouvelle zone, Heidiland, vient d'être créée et est axée sur l'héroïne populaire de la télévision, Heidi, dans un décor de village de montagne suisse. L'attraction phare de cette zone est Heidi The Ride : des montagnes russes en bois où les visiteurs atteignent une vitesse de 71 km/h sur un parcours de 620 mètres qui évoque les Alpes. Toutes les 30 minutes, la pendule à coucou annonce un spectacle représentant des tableaux typiquement suisses.

- Plopsacoo à Stavelot (province de Liège)
La différence entre Plopsacoo et les autres parcs, c'est que l'entrée est gratuite. Une personne accompagnante qui veut juste se balader dans ce site autour de la célèbre cascade de Coo ou rencontrer les personnages Plopsa, et qui ne fait aucune attraction, ne paiera rien. Côté nouveauté, il faudra tester cette année le Dino Splash :  embarqués dans un bateau, vous glisserez dans différents toboggans le long d'une gigantesque montagne rocheuse et volcanique, où les dinosaures vous guettent.

- Plopsa Indoor à Hasselt (province du Limbourg) :
Comme son nom l'indique, sa particularité est d'être un parc à l'intérieur et d'être ouvert toute l'année. On y trouve notamment une piscine à balles, des auto tamponneuses, une ronde au canard, une mer en furie, etc. C'est donc plus destiné aux plus jeunes enfants qu'aux adolescents. Des spectacles à thèmes sont prévus toute l'année, et les personnages Plopsa font régulièrement leur apparition dans le parc.

- Plopsaqua à La Panne (province de Flandre Occidentale) :
Le parc aquatique Plopsaqua fête ses deux ans et est ouvert tous les jours, même le 25 décembre et le 1er janvier. Il compte une quinzaine d'attractions. Parmi elles, la Wild River où les plus grands secrets des Vikings sont à découvrir lors de cette baignade aventureuse à travers les canyons et les grottes mystérieuses. Le toboggan Sky Drop est situé à 20 mètres d'hauteur et permet d'avoir une vue sur le parc voisin de Plopsaland. Vous ferez une chute libre à grande vitesse à travers les virages de ce toboggan. Une piscine extérieure et un sauna sont également prévus pour les parents.

Bel été à tous, petits et grands !

jeudi 8 juin 2017

Nouvel album d'An Pierlé

Comme vous le savez et l'appréciez, l'un des objectifs du Journal d'un petit Belge est de parler de l'actualité et des projets des artistes de notre pays. Place aujourd'hui à An Pierlé à qui j'ai déjà consacré un article (pour le relire : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/03/lartiste-belge-pierle.html) et qui sera en concert le 30 juin à l'abbaye de la Cambre dans le cadre du festival Musiq'3.

Son septième album est sorti en mai et s'intitule "Cluster", réalisé avec son compagnon Koen Gisen qui s'est occupé de la production et du mixage. On entend déjà une première chanson de l'album, "The Golden Down" :  https://www.youtube.com/watch?v=ncTRviCWLWo . Dans cet album inclassable, on retrouve les grandes orgues de l'église Saint-Jacob de Gand qui offrent un son moderne et envoûtant.

An Pierlé a confié aux quotidiens du groupe "Vers l'Avenir" :  "C'est vite dit "expérimental"! Moi, je pense que les radios deviennent pénibles à écouter. Le public est considéré comme trop "bête" pour pouvoir accéder à quelque chose de nouveau, différent, alors on est catalogués expérimental, ce qui signifie "difficile" pour les gens. Ce n'est pas inaccessible pourtant. Moi, je pense qu'on peut siffler sur mes airs. A 42 ans, je me sens libre, je ne cherche pas à faire du commercial. Faire un hit, connaître le succès, c'est très chouette, mais il faut alors le refaire tout le temps. Moi, j'ai choisi une carrière à long terme".

lundi 5 juin 2017

Actualité de David Van Reybrouck

Je vous avais déjà parlé de notre compatriote David Van Reybrouck (né à Bruges en 1971) lorsqu'il avait obtenu le Médicis 2012, prix du meilleur livre étranger, pour son essai "Congo. Une histoire" :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2012/11/prix-medicis-de-lessai-2012-pour-david.html

Les Editions Actes Sud (dont une des responsables est devenue récemment ministre française de la Culture) ont publié le dernier livre de David Van Reybrouck :  "Zinc" (75 pages). Il y raconte la destinée d'une poignée d'habitants du village de La Calamine ballotés et balayés par les guerres. Le personnage principal changera cinq fois de nationalité. Pour son service militaire, il portera l'uniforme belge. Bien qu'âgé déjà de 40 ans, après Stalingrad, il fut embrigadé dans la Wehrmacht. Dans la revue "Les Cahiers de la Semaine", Luc Beyer de Ryke commente :  "Jamais, il n'avait franchi les frontières. Ce sont les frontières qui l'ont traversé. Souvent et à travers ce récit aussi bref que poignant, on ressent combien les destinées sont comme des fétus de paille emportés par l'Histoire".

Autre actualité de David Van Reybrouck :  suite aux attentats en Europe, il a co-écrit le livre "La paix, çà s'apprend" avec Thomas d'Ansembourg (né à Uccle en 1957), un juriste devenu thérapeute. Ils ont deux parcours de vie totalement différents, l'un vient de la noblesse et l'autre non, le premier est néerlandophone et le deuxième est francophone, mais ils nous démontrent l'importance du dialogue.

                                                    

lundi 29 mai 2017

Les Belges à la Biennale de Venise

Plusieurs Belges participent actuellement à la célèbre Biennale d'art contemporain de Venise :

Axel Vervoordt
"Intuition" sera sa sixième et dernière exposition au Palazzo Fortuny. Avant d'ouvrir sa fondation au Kanaal près d'Anvers, l'antiquaire belge Axel Vervoordt montre une fois encore qu'il est un des meilleurs "assembleur" d'oeuvres d'art en faisant dialoguer dans la même pièce, près de l'atelier de Mariano Fortuny, l'immense toile faite de capsules métalliques "The Beginning and the End" du Ghanéen El Anatsui, la toile "Piazza d'Italia" de Giorgio De Chirico et la sculpture "Le Jour et la Nuit" d'Alexandre Calder.

2° Dirk Braeckman
Le photographe belge Dirk Braeckman expose ses clichés au pavillon belge où il défie les conventions :  des lieux vides où le temps semble s'être arrêté, des éléments d'intérieur interchangeables ou des personnages hors de toute émotion ou identité spécifique.

3° Jan Fabre
Dans le cadre de l'abbaye bénédictine de San Gregorio, Jan Fabre expose 40 oeuvres représentant ses 40 années de carrière artistique. Sa dernière oeuvre créée est un gigantesque scarabée en verre confectionné cette année dans les ateliers de Murano pour cette biennale.

Jan Fabre a répondu aux questions de la presse :
"Pourquoi avoir, dès vos débuts, choisi de travailler le verre et ensuite les ossements?
- Ce sont des matériaux très anciens qui me fascinent. J'ai un rapport très charnel avec le verre. C'est un matériau que l'on chauffe et qui change de forme, un peu comme l'utérus féminin. J'aime cette métaphore autour du verre qui peut être modulé comme bon vous semble, un peu comme les humains. Et puis, ce sont deux matériaux à la fois très solides mais aussi très fragiles. Les utiliser ensemble, çà m'a toujours beaucoup plu.

- C'est aussi une façon de célébrer les peintres flamands? La Flandre et son folklore sont d'ailleurs très présents dans votre travail?
- Oui, tout à fait. Van Eyck et tant d'autres utilisaient la poudre d'os pour peindre. Les crânes de verre associés aux squelettes de petits animaux ou d'oiseaux sont, par exemple, une référence à une guilde anversoise très ancienne.

- Vous utilisez constamment le bleu dans vos oeuvres, ce fameux bleu issu des bics. Comment vous est venue cette idée?
- C'est parce que je n'avais pas d'argent! J'ai commencé à utiliser l'encre des bics que je volais un peu partout parce que çà ne coûtait pas cher et j'ai trouvé cette couleur tellement fascinante, changeante avec la lumière, que j'ai plus pu m'en passer. Et puis, le bleu est une couleur très importante dans l'histoire de l'art. Par exemple, les vêtements de la Vierge sont toujours peints en bleu. Ici à Venise, le bleu occupe aussi une place très importante ; c'est un bleu plus moderne. Et puis, il y a l'heure bleue, ce moment de silence absolu où la nuit s'achève et les animaux ne sont pas encore éveillés. C'est magique...

- Et il y a ce canoë fait d'os, une pièce monumentale exposée pour la première fois, qui date de 1991 et qui prend une tout autre profondeur aujourd'hui?
- En tant qu'artiste, c'est à la fois formidable et horrible de constater qu'une pièce qui se voulait une critique du colonialisme il y a 25 ans, prend une tout autre signification aujourd'hui. Placée dans cette salle le long du Grand Canal de Venise, cette oeuvre résonne avec l'actualité de ces réfugiés qui débarquent sur les côtes italiennes, notamment. C'est à la fois grisant et honteux en même temps".