jeudi 30 mars 2017

Nouvel album du groupe Suarez

A l'occasion de la sortie de son quatrième album intitulé "Ni rancœur, ni colère" (pour l'écouter :  https://www.youtube.com/watch?v=HhUJuQeYwqw),  le chanteur belge Marc Pinilla a répondu aux questions du groupe Sud Presse sur ses différentes occupations artistiques :  coach dans l'émission "The Voice Belgique", producteur de la chanteuse belge Alice On The Roof (dont je vous ai déjà parlé) et chanteur du groupe Suarez. Voici son interview :

"Que pouvez-vous nous dire sur ce quatrième album, "Ni rancœur, ni colère"?
- C'est un disque dont on est assez fiers. Il est différent des trois derniers, plus axé sur les chansons plutôt que l'esthétique. Avant, on travaillait sur une couleur, un groove, des riffs de guitare. Cette fois, on a voulu procéder autrement. On a voulu écrire des chansons avant de faire de la production et de l'esthétique. Ce qui fait qu'on a un album où on raconte des histoires, parfois même juste avec une guitare et une voix.

- L'amour semble être le sujet principal de cet album?
- C'est un thème universel qu'on peut aborder sous tous les angles. L'amour dirige ma vie, comme celle de beaucoup de personnes. Dans cet album, on parle d'un peu tous les aspects de l'amour :  des ex, de déclarations d'amour et aussi de coquineries.... C'est un album plus direct, avec davantage de contenu. Mais il garde toujours l'ADN de Suarez :  de bonnes mélodies, du soleil et du plaisir.

- On y retrouve notamment un duo avec la chanteuse belge Alice On The Roof sur le titre phare des années 80, "L'amour à la plage" de Niagara.
- Comme dans chaque album de Suarez, on fait une reprise à notre manière. On a choisi cette chanson car elle laisse beaucoup de place à la réinterprétation. La mélodie est intéressante et le texte peut sembler désuet mais il est bien écrit. On s'est dit que çà pouvait être un duo intéressant avec juste une guitare et nos voix. On s'est dirigés vers Alice On The Roof, c'était comme une évidence : on se connaît, on est amis.

- Comment se passe la collaboration avec elle?
- Je suis son producteur et on prépare son deuxième album. Alice est une artiste intègre, elle ne triche pas. Elle est honnête dans sa manière de faire de la musique. C'est une personne généreuse et très gentille. Le fait qu'elle soit de ma région a sans doute joué mais c'est avant tout un coup de foudre artistique et humain.

- En étant coach dans l'émission "The Voice Belgique", recherchiez-vous un tel coup de cœur?
- Je ne cherchais pas mais çà m'est tombé dessus. Ce qui est bien avec cette émission, c'est que c'est un endroit de rencontre. Il n'y a que là qu'on peut rencontrer autant de gens en même temps. J'aimerais bien collaborer avec d'autres jeunes artistes de l'émission mais je n'en ai pas le temps.

- Comment se passe cette nouvelle saison?
- Elle est différente. L'arrivée de Bigflo et Oli amène davantage de dynamisme. Il y a plus d'intervention des coaches et d'interactions. On est plus détendus. Je suis très content des huit derniers candidats qui sont dans mon équipe. Ils sont tous bons. Après, leur destin est entre leurs mains, pas entre les miennes".

A noter que le groupe Suarez sera en concert le 1er avril au Théâtre du Manège à Mons et le 18 mai au Cirque Royal de Bruxelles.

lundi 27 mars 2017

Bruxelles, 22 mars 2016 : Osons la tendresse

Editorial des quotidiens du groupe Vers l'Avenir du 23 mars 2017 (suite aux commémorations du premier anniversaire des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles) :

"Le temps des hommages. Le temps des discours. Des mots qui s'alignent. Simples. Evoquant le drame d'alors, cherchant l'espoir dans un futur meilleur. Des mots pour partager, des mots pour dire la douleur. Des mots d'amour, aussi. Et puis ce "Osons la tendresse" dans la bouche du roi Philippe. Petite expression qui fait mouche. Parce que face à la haine, face à la colère, cette tendresse apparaît comme un remède tellement évident. Oui, la tendresse, mot que l'on croyait passé de mode, un peu comme une chanson de Daniel Guichard. La tendresse?  "Un sentiment tendre d'amitié, d'affection, d'amour qui se manifeste par des paroles, des gestes doux et des attentions délicates" , nous dit le dictionnaire. Comment refuser cela, mais surtout comment partager cet idéal? Quelques heures plus tard, à la tendresse invoquée par le souverain belge, répondait déjà la violence au Royaume-Uni. L'émoi devant le Parlement, du sang, des cris. Les mots deviennent expressions d'angoisse et de peur. La douleur vive se superpose à la tristesse partagée. Le sentiment de l'éternel recommencement met à mal la résilience. La peur s'ingénie à rendre la fraternité obsolète. Dans le même temps, en Belgique, un groupuscule d'extrême-droite affirmait que le 22 mars devait être  "une journée de la colère contre l'idéologie dominante bobo-pleurnicharde". Ce discours haineux était aussi à cent lieues de celui de Philippe. Les mots de notre Roi étaient justes, parce que choisis dans le vocabulaire d'une humanité profonde. Opposer la haine à la haine, c'est poursuivre la sinistre besogne des terroristes, c'est alimenter les discours extrémistes, toujours en quête d'ennemis, en quête de cibles. Parce qu'il est trop souvent d'usage de donner la priorité au sensationnel, à l'explosion de violence, à la formule d'essence castagne, ne noyons pas cet "Osons la tendresse"  dans l'eau pestilentielle de ce bain où marinent violence, cynisme et manipulation. Oui, c'est un engagement royal qui peut surprendre, mais n'est-ce pas finalement la meilleure arme pour casser ces dynamiques nocives qui gangrènent nos sociétés? Oser ce qui nous réunit plutôt que ce qui nous divise. Oser ce qui nous rapproche plutôt que ce qui nous éloigne. Oser la tendresse?  Oui, Sire, définitivement". 

Thierry Dupièreux (quotidiens du groupe Vers l'Avenir)

jeudi 23 mars 2017

Le film belge "Sprakeloos"

Au cinéma, Hilde Van Mieghem vient de sortir le film "Sprakeloos"  (La langue de ma mère) qui est tirée du livre de Tom Lanoye dont je vous ai déjà parlé :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/10/tom-lanoye-un-ecrivain-belge-engage.html .

Notre amie Tania avait un réalisé un compte-rendu de ce livre :  http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2011/05/03/langue-maternelle.html

Que racontent ce livre et ce film?  Homosexuel quinquagénaire, Jan est un écrivain belge flamand qui réussit. Il mène sa vie sans trop se soucier de sa mère, une femme à la forte personnalité qu'il juge trop envahissante. Mais lorsque celle-ci est victime d'une crise d'apoplexie après la première de la nouvelle pièce dans laquelle elle tient la vedette, Jan est secoué. Lui qui la voyait comme inébranlable la découvre vulnérable. Les souvenirs familiaux remontent à la surface. Ce film belge sur la maladie a reçu beaucoup d'échos positifs des critiques.

Voici la bande annonce : http://www.cinecult.be/2016/12/21/la-langue-de-ma-mere-bande-annonce/

vendredi 17 mars 2017

A voir sur mes deux autres blogs

Sur mon blog consacré aux écrivains belges :



Activités du Musée et de l'Association Emile Verhaeren :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2017/03/activites-du-musee-et-de-lassociation.html


Les 150 ans de "La légende d'Ulenspiegel" (Charles De Coster) :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2017/01/les-150-ans-de-la-legende-dulenspiegel.html

Sur mon blog consacré à la famille royale belge :



La reine Mathilde et les Objectifs de Développement Durable de l'ONU :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/02/mathilde-et-les-objectifs-de.html



Bonne lecture!

jeudi 9 mars 2017

Emilie Dequenne dans le film belge "Chez Nous"

Le réalisateur belge Lucas Belvaux vient de sortir son nouveau film, "Chez Nous", qui ne passe pas inaperçu, vu le contexte électoral en France. C'est la comédienne belge Emilie Dequenne qui tient le rôle principal : celui d'une infirmière qui accepte de se présenter aux municipales sur une liste d'extrême-droite dans sa ville du nord de la France. Voici la bande-annonce du film :   https://www.youtube.com/watch?v=t7geYq0_jhI .

Emilie Dequenne a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Dans le film, vous vous engagez en politique sans bien savoir où cela va vous mener. Est-ce pareil au cinéma?
- On va dire que je suis assez aventurière dans l'âme. J'ai tendance à fonctionner à la confiance, au feeling. Une fois que je me suis engagée, je me donne à fond. Et généralement, çà marche...

- Ces dernières années, quand on fait le compte, vous avez travaillé davantage avec des réalisateurs français que belges?
- Oui mais les trois films marquants de ma carrière sont réalisés par des Belges!  "Rosetta" des frères Dardenne, "A perdre la raison" de Joachim Lafosse, et "Pas son genre" de Lucas Belvaux, que je retrouve d'ailleurs pour ce nouveau "Chez Nous". Après, si les Belges ne viennent pas me chercher, je ne vais pas leur courir derrière! Je suis plutôt patiente, je fais des choix assez différents. Donc çà ne me dérange pas d'attendre qu'on me propose un rôle fort....qu'il vienne de n'importe où.

- Vous avez été révélée par "Rosetta" des frères Dardenne. Ce n'est pas trop lourd à porter, encore maintenant?
- Non, j'en suis fière. C'est ce qui fait que je suis là aujourd'hui. C'est grâce aux Dardenne que j'ai encore aujourd'hui la liberté de choisir ce que j'ai envie de faire. Je sens que, même plus de quinze ans plus tard, j'ai encore une sorte de "label qualité" au-dessus de ma tête. C'est bête mais c'est comme çà. Je me sens respectée, je n'ai jamais eu l'impression de devoir me battre. On m'a toujours prise au sérieux, sans que moi, je me prenne au sérieux. Mais c'est vrai que çà a été une chance. Je n'oublierai jamais ce rôle-là. Et personne ne peut l'oublier. Il y a eu encore récemment un documentaire sur "Rosetta" à la télé, où l'on m'a interviewée sur le sujet. J'ai pris un plaisir fou à regarder ce documentaire qui est magnifique. Ca fait partie de moi, çà ne me saoulera jamais.

- Quel a été votre premier souvenir de cinéma en tant que spectatrice?
- C'était "Manon des Sources". La première fois que je suis allée au cinéma pour autre chose qu'un dessin animé, j'étais avec ma marraine. Je me souviens très bien : c'était au Plaza Art, le dernier cinéma d'art et essai de la ville de Mons. J'en suis ressortie bouleversée. Mais sans jamais oser me dire qu'un jour, j'apparaîtrais aussi à l'écran".

lundi 6 mars 2017

Quatrième album du chanteur belge Saule

"L'éclaircie", c'est le quatrième album du chanteur belge Saule en dix ans. On entend souvent en radio "Comme", le premier extrait de cet album (pour l'écouter :  www.youtube.com/user/SauleOfficiel).

Saule a répondu aux questions des journaux du groupe "Vers l'Avenir" :

"Après le succès phénoménal et un peu inattendu du single "Dusty Men" chanté avec Charlie Winston, ce quatrième disque a-t-il été difficile à écrire?
- Il y a eu une phase de remise en question, en tout cas. Je me mettais une pression moi-même mais aussi le label, surtout en France, où l'on n'a pas enfoncé le clou assez loin selon eux. Donc, ils ont voulu que je revienne très vite avec quelque chose de fort... C'est humain, mais pour moi, c'est une vraie interférence dans mon processus créatif. Cela m'a bloqué.

- D'où une sorte de fuite dans de multiples projets?
- Oui :  Gonzo (qui a été un vrai défouloir), un spectacle de chansons au Lido pour Franco Dragone où j'ai rencontré Yvan Cassart,... Tout çà m'a fait beaucoup de bien. J'ai repris du plaisir à écrire et j'ai écrit une chanson qui s'appelle "L'éclaircie", en pensant à la nature et à des gens qui cheminaient au milieu d'une forêt.

- Avec de nombreuses questions en arrière-plan?
- Qui es-tu à 40 ans mais aussi qui es-tu en tant qu'artiste? Dans Saule, il y a toujours eu une espèce de truc à multifacettes, avec l'amuseur d'un côté, et puis des choses plus dramatiques. Cet album m'a permis d'aller très loin dans l'identité. Il contient les chansons les plus personnelles que j'ai écrites jusqu'ici. Et au niveau musical aussi, aujourd'hui, j'assume.  Je me suis dit : on fait ce qu'on a envie. On s'en fout du single ou autre. Et là, bizarrement, m'est venue l'idée de "Comme" qui est une chanson tout à fait dans l'air du temps mais dans laquelle je fais un pied de nez au style. On a donc un morceau très formaté, mais qui parle du format. Ca m'a plu d'écrire ce morceau dans le style de "Dusty Men" pour montrer que j'aime bien çà, mais surtout parce qu'il y a un vrai propos au niveau de l'écriture derrière.

- Il y a aussi une lecture qui a été très importante?
- Oui, c'est "Le pouvoir du moment présent" d'Eckhart Tolle. Dans ce livre, il parle de la dépendance esclavagiste que peuvent avoir les individus sur leur passé ou leur futur, ce qui était plutôt mon cas. A 40 ans, cela concernait aussi bien ma vie de couple, ma vie en tant qu'individu, ma vie sociale et ma vie d'artiste. Depuis, je me suis mis à faire de la méditation, de la cohérence cardiaque. Cela m'a vraiment fait beaucoup de bien.

- 40 ans, c'était un âge qui vous faisait peur?
- Pas plus que çà. C'est un âge charnière où d'un côté, il y a les rêves d'adolescent qui pour ma part se sont concrétisés, et puis il y a de l'autre côté l'aube de la vieillesse. Donc, forcément, cela ramène à plein de questions... C'est humain.

- Certaines choses évoquent la crise de couple. Ecrire sur ce sujet, cela a permis de rétablir certaines choses?
- C'était plutôt prémonitoire. Je ressentais qu'il y avait quelque chose dans mon couple qui n'allait pas... L'écriture et la musique m'ont permis d'avoir une forme d'exutoire. On a failli rompre et puis on s'est remis ensemble, et c'est un nouveau souffle pour nous. Cela ne m'intéressait pas de parler de moi mais plutôt des sentiments qui nous habitent. Et à la fin, cet album est aussi rempli d'espoir. Finalement, ma ligne de vie et ma ligne d'écriture se sont rejointes à un moment donné.

- Vous parlez de "On part" ou de "Et pourtant je marche"?
- Oui, ce sont des chansons de renouveau, en fait. Il y a un groupe qui m'a beaucoup influencé sur ce disque, c'est Arcade Fire. J'avais envie d'avoir comme une sorte de chœur présent tout au long de l'album, plein de voix. Je me suis demandé si ces chœurs avec en plus les cuivres et les cordes, cela allait marcher en français. Cela a été le cas et je me suis dit que cela allait être l'ADN de l'album".

lundi 27 février 2017

Le 1.300ème article de ce blog

Editorial de Philippe Martin du 11/02/2017 dans les journaux du groupe Vers l'Avenir :

"Ce n'est pas tous les jours qu'il en a l'occasion, alors il ne s'en prive pas :  le premier ministre Charles Michel s'est emparé du rapport annuel de la Banque Nationale pour souligner les résultats de son action et les bienfaits de son gouvernement. Et sur les 280 pages du document, un chiffre fait rougir le premier ministre de plaisir :   ce sont les 59.000 emplois créés en 2016, contre les 42.000 l'année précédente...et les pertes de 2013. Croissance de l'emploi, donc augmentation du pouvoir d'achat, donc meilleure protection sociale. Tout cela grâce à la réduction des charges patronales et l'effacement du handicap salarial qui pénalisaient précédemment notre économie. C.Q.F.D : la politique libérale du gouvernement belge était la bonne, se délecte Charles Michel.

La démonstration vaut pour les moyennes nationales et pour les statistiques. Parce que, au cas par cas, tout le monde n'y trouve pas son bonheur, comme l'ont fait remarquer les présidents de la CSC et de la FGTB qui sont pourtant membres du conseil de régence de la Banque Nationale. Et la réforme du travail? Et la sauvegarde des droits sociaux? Et la fiscalité plus juste? Les syndicats ne nient pas l'embellie pour les créations d'emplois et la compétitivité des entreprises mais ils voient surtout les avantages accordés au patronat et au monde de la finance.

La vérité se trouve des deux côtés à la fois. S'il est vrai que l'économie belge a comblé une partie de son retard et semble bien orientée sur la voie de la croissance (le Bureau du Plan le confirme aussi), il n'en reste pas moins vrai qu'une part importante de la population souffre d'une baisse de revenus et d'une couverture sociale de plus en plus défaillante. Du reste, la Banque Nationale modère aussi son enthousiasme. Ainsi, l'inflation est repartie à la hausse et le coût des services grimpe de façon inquiétante. Par ailleurs, si le taux d'emploi a augmenté, le marché du travail reste très pénalisant pour les plus âgés et les moins formés. Et si l'on n'y prend pas garde, la dette publique progresse également, s'inquiète la Banque Nationale. Ce qui reste toujours un héritage préoccupant pour les générations futures. Autrement dit, les premiers fruits sont là. Mais jusqu'à présent, il vaut mieux être fort, riche et bien portant pour en profiter pleinement".

Croisons les doigts pour que cette légère amélioration de la situation économique de notre pays continue...

jeudi 23 février 2017

Musée La Boverie à Liège

Après vous avoir parlé il y a quelques jours du Grand Curtius, place à un autre lieu culturel de Liège :  La Boverie. Niché au cœur d'un écrin de verdure, le parc de la Boverie a été choisi par la Ville pour installer le nouveau centre international d'art et de culture, appelé plus simplement La Boverie. Le lieu est idéal puisqu'il est relié au quartier des Guillemins et à sa nouvelle gare par une passerelle.

Ce n'est pas à proprement parlé un nouveau musée puisque le bâtiment date de 1905. Il avait été construit pour accueillir le pavillon principal de l'Exposition Universelle. Nécessitant une très sérieuse réhabilitation, le projet a été confié à l'architecte français Rudy Ricciotti (à qui on doit le Mucem à Marseille et le département des arts de l'islam au Louvre). Il a opté pour une intervention mesurée plutôt que pour un geste architectural fort. L'élément neuf le plus visible est constitué par une extension vitrée.

Le niveau inférieur du musée accueille le meilleur des collections des Beaux Arts de la Ville de Liège qui possède plusieurs milliers d'oeuvres, dont des toiles de Picasso, Ensor, Gauguin, Monet, Chagall ou Ingres. Le premier étage accueille des expositions d'envergure sur environ 3.000 mètres carrés. Ouvert en mai 2016, ce musée remporte un vif succès, notamment grâce à l'exposition de la collection du grand-père d'Anne Sinclair.

Notre amie Tania a placé sur son blog deux comptes-rendus intéressants et bien documentés sur ce musée, que je vous invite à lire :

http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2016/06/26/la-boverie-nouvelle-1151835.html

http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2017/02/06/retour-rue-la-boetie-1155416.html

lundi 20 février 2017

Le parc Durbuy Adventure Valley

Né à Gand en 1965, Marc Coucke est le président du groupe pharmaceutique Omega Pharma qu'il a cofondé et qui a fait de lui un milliardaire. Avec cet argent, il investit dans différents endroits du pays : en province de Flandre Occidentale (il est actionnaire majoritaire du club de football d'Ostende), en province du Hainaut (il est co-propriétaire du parc Pairi Daiza avec Eric Domb) et en province du Luxembourg (à Durbuy où il rachète beaucoup de choses).

Plus d'infos et de photos sur Durbuy grâce aux photos de notre amie Mimi du Sud :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/12/la-ville-de-durbuy.html

A Durbuy, Marc Coucke et son associé Bart Maerten rachètent beaucoup de choses ces derniers mois :   l'ancien parc Durbuy Aventures, des petits maisons de la vieille ville (qu'ils veulent louer à des artisans locaux), 25 hectares du domaine de Hottemme, des restaurants, le camping de la Chênaie, etc. Objectif des deux associés :  créer un parc Durbuy Adventure Valley. Si l'intérêt économique est évident (23 emplois ont été créés en 2016 et une cinquantaine d'engagements sont prévus pour 2017-2018), certains craignent que la petite ville perde son authenticitié. Seul l'avenir nous le dira...

Marc Coucke a répondu aux questions des quotidiens du groupe Vers l'Avenir :

"On vous voit souvent à Durbuy...
- Effectivement, ce projet me tient à cœur. C'est un projet dans lequel je m'investis à fond avec Bart Maerten. Nous enchaînons les réunions pour mener à bien ce projet dans le respect des règles et de l'environnement. C'est incroyable comme il a évolué en sept mois, depuis la conférence de presse de présentation du 24 juin dernier. Je n'ai jamais vu un projet qui roulait comme çà.

- Vous venez de présenter le concept Durbuy Adventure Valley. Pouvez-vous l'expliquer?
- En fait, La Petite Merveille reste le nom du projet global. Mais Bart m'a fait remarquer, à juste titre, qu'il fallait ajouter une référence à Durbuy, qui est plus porteur en terme touristique. C'est pourquoi nous avons décidé que la partie "parc" du projet, se déployant sur trois collines et trois vallées et proposant de multiples activités, porterait le nom de Durbuy Adventure Valley.

- Pourquoi communiquer aujourd'hui alors que la saison touristique commence dans un mois?
- Car les opérations évoluent bien et que nous avons envie de montrer toutes ces évolutions. Et parce que pour la première fois, nous avons un projet global qui, sur la carte, forme une entité unique avec le regroupement des activités de La Petite Merveille (vacances scolaires) et du parc d'attractions. Nous pensons d'ailleurs préserver le bois de Famenne que nous avions acquis car Natagora nous a indiqué qu'il y avait des espèces protégées comme les papillons.  Il faudrait que Durbuy soit plus attractive toute l'année et soit moins dépendante des conditions météorologiques. C'est pourquoi nous allons aménager des activités indoor. Actuellement, hors grands événements, on fait vite le tour de la ville. A nous de trouver des activités ou des artisans pour les faire rester et passer un bon séjour".

jeudi 16 février 2017

Le Grand Curtius à Liège

                                 Image illustrative de l'article Grand Curtius

Situé dans le quartier historique de la Cité Ardente, le Grand Curtius (www.grandcurtiusliege.be) regroupe un ensemble de monuments mis en valeur par un aménagement des espaces intérieurs et extérieurs soulignant l'esprit de continuité entre le passé et le présent.

Modèle de la Renaissance mosane, avec ses briques rouges et ses fenêtres à croisées, le majestueux bâtiment principal a été construit au début du 17ème siècle comme hôtel particulier pour Jean Curtius, un riche Liégeois qui avait fait fortune grâce au commerce d'armes. En 1909, la Ville de Liège, désireuse d'exposer ses collections dans un endroit approprié, rénove le palais Curtius pour le transformer en musée. Dans son tout récent réaménagement, l'espace muséal s'est vu valorisé par la création d'un vaste centre d'interprétation réunissant un îlot d'édifices voisins.

Le Grand Curtius abrite dans son nouvel écrin plus de 5.000 pièces provenant des collections prestigieuses de plusieurs musées spécialisés. Le département d'archéologie expose de riches collections gallo-romaines, le précieux Evangéliaire de Notger. Le département Art religieux et Art mosan retrace l'évolution de l'art religieux dans le diocèse de Liège depuis le haut Moyen Age. Le musée possède également un département dédié à l'armurerie et un autre consacré aux arts décoratifs (porcelaine, faïence, orfèvrerie et mobilier). Il héberge également l'une des plus prestigieuses collections mondiales de verres riche d'environ 10.000 pièces dont un grand nombre permettant de retracer l'histoire des cristalleries du Val-Saint-Lambert.

La visite du Grand Curtius se combine facilement avec celle du nouveau musée La Boverie (www.laboverie.com) puisque les deux musées sont reliés par une navette fluviale.